«La commune de Lussan est située à l'extrémité nord de l'arrondissement d'Uzès, sur les confins de celui d'Alais; elle se compose, indépendamment du chef-lieu, de quatorze hameaux répandus tout autour, et dont quelques-uns en sont éloignés d'une lieue. On peut juger par là que son territoire est vaste; en effet, il a dans quelques directions, deux lieues de diamètre.

La situation du village de Lussan est remarquable. Il s'élève au milieu d'un vallon, sur un plateau ayant la forme d'un cône tronqué; on y gravit par deux chemins et par deux portes, car il est entouré d'un rempart formé naturellement par le roc, et surmonté d'un parapet servant de barrière au chemin qui ceint de tous côtés le village. Du haut de cette terrasse, chacun de ses habitans, dominant le vallon, peut facilement distinguer ce qui se passe dans ses champs. [……] [1]

 

LUSSAN chef lieu de canton, commune qui reprend, aujourd'hui, les limites du mandement seigneurial de Lussan. Sous l'Ancien Régime le mandement de Lussan regroupait de nombreux hameaux et mas isolés, il était scindé en deux paroisses: Lussan et de Valcroze.

Les seigneurs du lieu étaient les AUDIBERT de Lussan, au XVIème siècle ils habitaient le château, aujourd'hui siège de la mairie.

A cette époque dans cet espace limité par le barry les AUDIBERT avaient pour "voisin" Jehan GIDO. Jehan est le plus ancien, qu'il nous soit donné de connaitre de la famille GIDE. Au 16ème et 17 ème siècle les GIDE sont cardeurs, travailleurs de la laine, tisserands. Ils avaient embrassé la "Religion Prétendue Réformée" ce qui valu à certains de sérieuses difficultés lors des répressions qui suivirent la guerre des Camisards.

Au milieu du 18ème siècle commence leur ascension sociale les uns seront notaires ou hauts magistrats, d'autres riches commerçants, militaires, un mourra pour la France en 1915, professeurs de droit, d'économie et bien entendu un prix Nobel de littérature en la personne de André GIDE.  Certains seront faits chevalier de la légion d'honneur.



 

Branche ainée I

Branche ainée II

Branche Parisienne

Branche Lorraine


Branche principale

 

Génération I

 

Au delà de l'état civil, des registres paroissiaux nous avons à notre disposition les registres de Notaires. Ces registres contiennent des actes particulièrement riches pour compléter nos recherches. En pays d'oc, issu du droit Romain, nous sommes "en droit écrit". Et donc à quelques exceptions près: à chaque couple correspond un contrat de mariage, chaque individu fait un testament, chaque dette fait l'objet d'une obligation sont règlement sera l'objet d'une quittance, sans oublier les accords, achats ou vente, arrentements (baux) etc. Ces différents actes, détaillés, permettent de retrouver des ancêtres, mais surtout de mieux comprendre  et imaginer leur vie au quotidien.

Malheureusement tous ces registres ne sont pas arrivés jusqu'à nous. Autour de Lussan au-delà de 1565 il y a de nombreuses lacunes et il n'est pas possible d'établir des filiations quand 40 années de registres sont indisponibles.

C'est en 1587, le 11 février que nous apparait, pour la première fois, le patronyme Gide : sous la forme GIDO.

"Anthoine PUECH du lieu de Vallérargues confesse devoir à Jehan GIDO habitant au lieu de Lussan, la somme de une salmée bled consegal marchand….."

Cette reconnaissance de dette sera suivie de 5 autres en cette année 1587: deux le 23 février 1587, une 23 février, une le 20 avril, une le 25 avril, une le 20 novembre??, une le 30 novembre?  Une dernière le 23 aout 1589.

Le 9 janvier 1588 Jehan acquitte le droit "lodz" au seigneur de Lussan pour deux maisons dont une avec jardin.

Il est inscrit au compois, de 1598[2], comme propriétaire d'une maison dans le fort et quatre pièces de terre dont une vigne.

Jehan GIDO avait épousé, à une date inconnue, Françoise MAURINE, veuve de Jehan PRIVAT. (Transaction du 25 mars 1597: …… Françoise MAURINE relayssée en premieres nopces de Jehan PRIVAT et à present vefve de Jehan GIDO…). De cette union naitra au moins:

-          Gabriel, qui suit.

-          Anne, épouse de Pierre AUSSIGNARGUES, contrat du 2 novembre 1606, probablement décédée avant le 3 aout 1643.

-          Marie, épouse de Pierre GAUCEN.

-          Claude, décédée avant le 3 aout 1643, épouse de Simon BLACHIER.

-   Marguerite, épouse de Pierre PAMAY, tous les deux décédés avant le 3 aout 1643, dont:

o   Gabriel.

o   Suzanne, épouse de Jean ROSIER(RE).

Génération II

 

Gabriel GIDO fils de Jehan et Françoise MAURINE, épouse Jacquette PRADELLE, fille de Pierre PRADEL décédé et Claude TRUELLE de Cavillargues. Ils passent contrat de mariage le 5 juillet 1603[3]. A cette occasion Françoise Maurine donne la moitié de ses biens à son fils et Claude Truelle donne la "troisième" partie des siens à sa fille. Le 24 aout 1606, Gabriel et sa mère donneront quittance à Jacquette de 160 livres sur les 200 livres de sa constitution dotale.

Le 3 aout 1643 Gabriel recevra quittance de ses sœurs pour leurs "..droits de légitime ou légats sur les biens de feue Francoise Maurinne leur mere..".

Il teste le 25 mars 1664, ou il est dit "… lequel estant parvenu a la huitante quatre annee de son age et ainsi dans la caducité et decrepite veilhesse d'ailleurs par la vollonté de dieu affligé de maladie gizant au lit toutesfois en tres bons sens parfaicte mémoire et entandement….".   

Le 21 février 1665, avec son fils Pierre, il fait donation, à son petit fils Théophile lors de son mariage, de tous ses biens, se réservant une petite basse cour.

Jacquette PRADELLE teste le 10-05-1646. 

De leur union Gabriel et Jacquette auront:

-    Pierre, voir branche ainée I (page 10).

-    Théophile, qui suit.

-    Marguerite mariée à Simon CAMPROUX (décédé avant le 25-3-1664) dont

§    Anne mariée à Jean CAMROUX.

 

Génération III

 

Théophile GIDE, second fils de Gabriel et Jacquette PRADELLE. Tisserand à sarge. Marié à Anthonye (Antoinette) GAUSSEN(TE) contrat du 8 mars 1637.  Une première partie de la dot de Anthonye est réglée le 3 juin 1640 par son frère, Pierre Gaucen plus vieux, pour la constitution faite par feu Jean Gaucen à sa fille, la seconde est réglée le 10 avril 1641. Anthonye GAUSSENTE teste le 20 aout 1662. Le 14 mai 1694 dans son testament Théophile GIDE dit que son épouse est décédée et cite dix enfants.

-   Suzanne mariée à Jean CHAZEL (Contrat du 22 mai 1662).

-   Isabeau  Mariée à Gabriel BRUZUN (Contrat du 02 février 1669).

-   Marie mariée à Jacques GRANIER de Vallérargues (Contrat du 09 juillet 1690)

-   Jeanne mariée à Pierre AMBLARD (Contrat du 09 avril 1673), décédée au testament de son père.

-   Anthonye mariée à Jacques CHAZEL, décédée au testament de son père.

-   Pierre, ainé, marié à Ester CHAZEL (Contrat du 19 juillet 1676)  décédés tous les deux avant le 14 mai 1720 (date du contrat de mariage de leur fille). Dont:

§    Antoinette mariée à Pierre SALLE (Contrat du 18 mars 1706).

§    Marie mariée à Lussan le 14 mai 1720 à Anthoine GAZAY.

-   Etienne, qui suit.

-   Théophile, marié à Alix JAUSSAUD (Contrat du 09 mars 1678), décédé au testament de son père, sans postérité.

-   Charles, décédé au testament de son père, sans postérité.

-   David, décédé au testament de son père, sans postérité.

 

Génération IV

 

 

Etienne GIDE, fils de Théophile et Anthonye GAUSSENTE, héritier universel de son père le 14 mai 1694, décédé avant le 06-06-1720, marié à Catherine PRADE fille de Daniel et Marie DEBES (Contrat du 08 novembre 1681). Dont

-   Marie, mariée, à Lussan le 23 octobre 1720, à Daniel ROUX.

-   Etienne, qui suit.

-   Guillaume, décédé à Lussan le 11 novembre 1695 âgé de 4 ans.

-   Théophile: émigré à Berlin. De 1702 à 1709 il est répertorié sur "les comptes généraux des biens des religionaires fugitifs" pour 3 livres tournois, en tant que fugitif ces revenus lui sont confisqués. Décédé après le 12 novembre 1746, voir annexe 2.

-   Suzanne.

 

Génération V

 

Etienne GIDE, fils de Etienne et Catherine PRADE, décédé à Lussan le 12 décembre 1772 âgé de 86 ans. Facturier en laine. Marié à Marie REY le 6 aout 1720 (ils avaient passé contrat le 05 juin 1720), fille de Jean, aubergiste de Fan, et Lucresse VANNIER. Etienne fut condamné à 6000 livres d'amande pour avoir envoyé sa fille en Allemagne sans autorisation, voir annexe 1. Etienne teste le 4 mars 1766. De leur union naîtra:

-   Anne, née à Lussan 21 mars 1721. Anne partira en Allemagne et sera à l'origine de la condamnation de son père, voir annexe 1. Au testament de son père elle dite veuve de Louis VEYRAC. Elle épousera plus tard Jean DURADE né à Londres, domiciliés à Berlin en 1779, ils auront une fille.

-   Jean, qui suit.

-   Marie, née à Lussan le 5 février 1725. Décédée avant le 31 décembre 1788. Mariée à Antoine PRADE, contrat du 13 novembre 1747.

§    Etienne Théophile.

§    Xavier, marié à sa cousine Marie Pierre Bérénice GIDE fille de Jean et Marie GUIRAUD.

-   Catherine née à Lussan le 25 mars 1727, non citée au testament de son père.

-   Etienne, qui fait la branche "Parisienne".

-   Théophile, né à Lussan le 7 décembre 1730, en vie au testament de son père. Le 28 mai 1758 il épouse à Genève Etiennette Andrienne COCHIN fille de Daniel. Ils décéderont à Genève, elle le 13 janvier 1799 et lui le 14 juillet 1789 (mourir le jour de la prise la bastille pour quelqu'un qui vient d'une famille qui a souffert de l'autorité du roi n'est pas banal). De cette union naîtra:

§     Daniel né le 12 juillet 1759, décédé le 1er septembre 1759.

§;    Marie née le 13 janvier 1762, décédée le 13 janvier 1821. C'est probablement elle qui prêtera 6000 Frs à Xavier son oncle en 1810, voir annexe 2.

§    David né le 30 mai 1753. Il épousera Françoise PRATO, ils auront:

·    David Etienne né en 1803, décédé en 1869. Il épousera Jeanne TEROND, qui lui donnera une fille Jeanne.

     Avocat éloquent, jurisconsulte expérimenté, professeur apprécié, Etienne Gide fut poète dès sa jeunesse mais sa modestie était telle qu'on ne l'a su qu'après sa mort.

     Il est né à Bologne d'une mère italienne et d'un père genevois. Etienne Gide vécut en Italie jusqu'à l'âge de huit ans, vint ensuite à Genève où il fit de brillantes études et acheva son droit à Paris. Alors que les Parisiens voulaient le retenir dans la capitale française, il revint à Genève. Il y exerça la profession d'avocat, y fut professeur de droit civil et de droit commercial et y fit de la politique libérale. En 1867, lors d'un procès célèbre, il défendit le principe de la propriété littéraire.

     Son érudition, son expérience, sa sagacité et son éloquence faisaient de lui un professeur admiré et ses étudiants venaient de toute la Suisse et même de l'étranger. Président de la Cour de Cassation en matière criminelle dès 1848, il a laissé le souvenir d'un sage et d'un juriste aussi brillant qu'accompli. Paradoxe : cet esprit si finement enjoué n'a guère écrit que des vers tristes, d'un romantisme qui s'apparente à celui de Lamartine.

§    Etienne né le 27 juillet 1761.

§    Marie Etienne née le 28 décembre 1765.

-   Lucrèce, née à Lussan le 22 mai 1733, décédée le 18 avril 1796 à Lussan. Mariée à Pierre BLANCHER[4], maréchal à forge, le 16 septembre 1759 à Lussan (ils avaient passé contrat le 08 aout 1759), dont:

§    Jean,

§    Estienne,

§    Pierre,

§    Théophile,

§    Manuel,

§    David,

§    Daniel,

-   Daniel, né à Lussan le 9 avril 1735, non cité au testament de son père.

-   Xavier, qui fait la branche Lorraine.

 

Génération VI

 

 

Jean GIDE, fils de Etienne et Marie REY, né à Lussan le 17 février 1723. Négociant. Marié à Marie GUIRAUD, contrat du 25 juin 1749, fille de Pierre et Marie TROUPEL. Le 29 février 1780 Jean recevra en donation de Jean REY son oncle, bourgeois de Paris, une pièce de terre située sur le territoire de Lussan. Le 20 septembre 1792, il fait don à son fils ainé, Joseph Etienne Théophile notaire d'Uzès de tous ses biens, excepté 4 pièces de terre. Marie Guiraud, au contrat de mariage de sa fille ne peut signer "à cause qu'elle est privée de la vue"  elle décède 21 mai 1787. Ils eurent:        

-    Joseph Etienne Théophile, qui suit, branche ainée II (page 11).

-    Jean Pierre, qui suit.

-    Anne, née à Lussan le 30 septembre 1759. Mariée à Jacques DAROUSSIN de Vallérargues, contrat du 11 avril 1781.

-    Daniel Simon, né à Lussan le 11 février 1757, émancipé le 6 octobre 1786 à Uzès. Marié à Marie ROUSSEL, contrat du 8 novembre 1787. Le 1er mai 1792, Marie Roussel fait rémission de certains droits et biens au profit des créanciers de son mari. Daniel Simon décède le 9 janvier 1797 à Uzès.

 

Génération VII

 

 

Jean Pierre GIDE, fils de Jean et Marie Guiraud, né à Lussan le 3 décembre 1754. Décédé le 31 décembre 1826 à Lussan. Propriétaire foncier, greffier du  juge de Lussan. Marié:

o    1er à Anne GUIRAUD, fille de Simon notaire Royal et Marie CHASTANIER le 21 aout 1778, sa cousine, dont ils auront :

§    Marie Pierre Bérénice, mariée, contrat du 21 juin 1801, à Xavier PRADE son cousin fils de Antoine et Marie GIDE. Marie Pierre Bérénice meurt le 14 janvier 1802 âgée de 20 ans.

§    Etiennette, née à Lussan le 4 novembre 1783. Mariée à Jean Pierre CHAZEL le 3 mars 1805, ils avaient passé contrat la veille.

o    2éme  avec Anne PAGES fille de Antoine et Elisabeth LEVIEUX, le 1er  novembre 1791 à Lussan, dont:

§    Babit, décédée à Lussan le 11 septembre 1797 âgée de 5 ans.

§    Paul Tancrède qui suit

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Génération VIII

 

 

Paul Tancrède GIDE, fils de Jean Pierre et Anne PAGES, né à Lussan le 8 avril 1800. Notaire président du tribunal d'Uzès. Marié à Nîmes le 7 mai 1831 avec Clémence Aglaé GRANIER, née à Nîmes le 17 mars 1802, fille de Guillaume Vincent et Rose LALLIAUD,. Paul Tancrède décède le 11 mai 1867 à Uzès. Clémence Aglaë décède le 15 janvier 1894 à Montpellier. Dont:

-    Paul qui suit.

-    Charles Paul Henri, né à Uzès 28 juin 1847 décédé à Paris XVIème  le 12 mars 1932 dans son cabinet de travail, professeur agrégé d’économie politique aux facultés de droit de Bordeaux, Montpellier, Paris. Professeur au Collège  de France (enseigne la coopération), auteur de nombreux ouvrages et articles, promoteur du christianisme social, Chevalier de la légion d'honneur le 14 aout 1900. Marié à Nîmes le 31 aout 1878 à Adeline Anna IM­ THURN, née à Alès (30) le 25 octobre 1856 décédée à Paris XVIème  le 7 février 1931, fille d’Alexandre Emile, propriétaire viticulteur, et de Marie Pauline Inès PLANTIER, dont: 

o    Jeanne GIDE, née à Bordeaux le 7 juillet 1879, décédée à Bellegarde (30) le 19 février 1963. Mariée à Montpellier le 11 septembre 1905 à Pierre ESPINAS, né à Dijon le 12 mars 1876 décédé à Marseille le 10 novembre 1973. Ingénieur, fils d’Alfred, professeur à la faculté des lettres de Paris. (dont postérité masculine et féminine).

o    Paul Louis, né à Paris XVIème le 25 juillet 1884, sous-lieutenant d’infanterie, mort au combat  le 6 juillet 1915, secteur nord de La Targette près Neuville-Saint-Vaast (62), transcrit à Bellegarde (30) le 1er septembre 1915, sans alliance.

o    Edouard GIDE, né à Plainpalais, Genève, le 12 juillet 1889, décédé à Marseille le 5 janvier 1975. Ingénieur de l’Ecole polytechnique de Zurich, administrateur de sociétés (cinéma, notamment de la Sté Gibé productrice du film de Jean Delannoy tiré de La symphonie pastorale, roman d’André GIDE.), sans alliance.

 

Génération IX

 

Paul GIDE, Fils de Paul Tancrède et Clémence Aglaé Granier, né à Uzès le 15 mai 1832. Professeur agrégé de droit à la faculté de Paris, Chevalier de la légion d'honneur. Marié à Rouen le 27 février 1863, à Juliette RONDEAUX, née à Rouen le 11 avril 1835, fille de Edouard et Julie POUCHET. De cette union naquit un seul enfant:

- André qui suit:

 

Génération X

 

André GIDE, fils de Paul et Juliette Rondeaux, Homme de lettres, prix Nobel de littérature en 1947. Né à Paris le 22 novembre 1869. Marié à Cuverville-en-Caux (76), le 7 octobre 1895, religieusement au temple d’Etretat, le 8 octobre, à Madeleine RON­DEAUX, sa cousine germaine, née à Rouen le 7 novembre 1867, décédée à Cuverville-en Caux (76) le 17 avril 1938, sans postérité.

Il eut une liaison avec Elisabeth Van RYSSELBERGHE (née à Bruxelles, le 15 octobre 1890, décédée à Neuilly (92) le 29 juillet 1980), fille de Théophile artiste peintre, et de Maria MONNOM.

Théophile Van RYSSELBERGHE et Maria MONNOM[5] s’étaient mariés à Bruxelles le 16 septembre 1889, lui, fils de Jean-Baptiste Van RYSSELBERGHE, entrepreneur, et de Mélanie ROMMENS, elle, fille de Célestin-Hubert, imprimeur (de renom sa firme imprima l’Annuaire de la noblesse belge de 1889 à 1900), et de Sylvie DESCAMPS.

De la liaison d’André GIDE avec Elisabeth Van RYSSELBERGHE [6] naquit une fille: Catherine Van RYSSELBERGHE, puis Van RYSSELBERGHE-GIDE, née à Annecy le 18 avril 1923, adoptée par André GIDE (Paris le 13 juillet 1939).

Catherine Van RYSSELBERGHE-GIDE mariée à:

- 1) Jean LAMBERT, à Cabris le 20 aout 1946, né à Issoudun (36),  homme de lettre, auteur notamment de Gide familier, fils d’Aristide Auguste, cuisinier-pâtissier, et de Charlotte-Suzanne GAIGNAULT. Mariage dissous à Paris le 21 mai 1958. Dont:

- a) Isabelle née à Paris XVème le 8 novembre 1945, mariée à Cambridge, G.-B., le 21 octobre 1967, avec Humphrey-Garth BOWDEN né à Hobart, Australie, le 12 janvier 1940, chargé de recherche (métaux), fils de Frank-Philip, professeur de physique, et de Margot HUTCHISON, dont postérité (Garth, Thomas, Gaspard, Tristram)

- b) Nicolas, né  à Neuchâtel, Suisse, le 16 octobre 1947, décédé à  Bordeaux le 11 septembre 1986, des suites d’un accident de la route, conseiller artistique, l’un des créateurs du musée maritime de Rochefort, sans alliance, dont Anne.

- c) Dominique, née à Locarno, Suisse, le 19 décembre 1948, mariée à Lausanne, Suisse, le 15 juin 1976 à Raphaël CARRON, né à Fully, Suisse, le 27 juin 1946, directeur de l’hospice psychiatrique du Valais, fils d’Anselme, cultivateur, et de Lilie RARD, dont Sylvie

- d) Sophie, née à Neuilly le 3 juin 1953, mariée à Hen MILLS, éleveur de moutons en Tasmanie (Australie), dont postérité. (Benoît, Eloïse, Anatole, Amélie).

- 2) Pierre DESVIGNES à Neuilly (92), le 12 aout 1980. Né à Limoges le  13 novembre 1916, décédé à Neuilly (92) le  22 juin 1987. Docteur en médecine, divorcé d’Antoinette BROUSSAUD, fils de Jean-Baptiste, docteur en médecine, et de Marie-Louise MOMOT.

Sans postérité de ce second mariage.

 

Branche ainée I

 

Génération III

Pierre GIDE fils ainé de Gabriel et Jacquette PRADELLE. Marié à Ysabre PRADE fille de Pierre et de Jacquette PAYANNE. Contrat de mariage du 9 avril 1634. Le 14 mars 1649 Pierre et son père donnent quittance de dot à Pierre PRADE qui est dit fils de feu Simon.

De cette union naitra:

-   Théophile qui suit.

-    Magdeleine, née après 1640: donataire de son grand-père Gabriel GIDE, le 21 février 1665 "…,soixante livres à Magdeleine GIDE fille dudit Pierre aussy payable lors qu'elle aura attaint l'age de vingt cinq ans ou viendra a se colloquer en mariage…

Mariée:

o    1° Jean CHAPELIER, contrat du 28 juillet 1668, ils auront:

§    Anne, qui teste le 13 octobre 1698.

§    Olympe, mariée le 29 novembre 1704 à Lussan avec Jean PELET. Le 19 aout 1718, Jean PELET recevra rémission de sa belle-mère, de l'augment de dot due par les hoirs de Jean CHAPELIER, contre une rente annuelle de 7 livres 10 sols.

§    Jean

o    2° Jean PAYAN

-    Marye mariée à André PUGNIERE, maçon originaire de Chassiers, Ardèche, contrat du 3 février 1665.

§    Madeleine épouse Jean REYNAUD, originaire de St Paul de Tartras, contrat du  8 novembre 1682 dont postérité masculine et féminine.

 

Génération IV

 

Théophile GIDE fils de Pierre et Ysabre PRADE. Tisserant à sarge. Marié à Marye CODOL fille de Anthoine et de Marie TRINQUELAGUE (sœur de Gabriel Trinquelague notaire de Vallèrargues) contrat du 28 janvier 1665. De cette union naîtront  

-   Théophile, marié à Simone ABEILLE, contrat du 22 septembre 1743.

-   Isabeau, mariée à André ROSSIERE, le 13 mai 1695 à Lussan. Elle testera le 31 octobre 1738.

-   Pierre dit l’amoureux, marié à Lussan le 24 novembre 1716, âgé de 45 ans, avec Marie ROUSSE, 25 ans, fille de Simon et Jeanne DUMAS

§   Théophile né le 12 septembre 1717

§   Jeanne née le 22 janvier 1719, décédée le 24 aout 1719.

§   Simon né le 14 novembre 1720, décédé le 24 aout 1720.

§   Jeanne, née le 24 février 1723.

§   Louis, né le 10 décembre 1724.

§   Marie, née le 19 janvier 1727, décédée le 8 octobre 1805, elle avait testé le 29 octobre 1791.

§   Suzanne, née le 4 mars 1728. Le 26 février 1789, en vertu de l'édit de tolérance, son mari Jean ALEXANDRE, fils de François et de Suzanne SERRE, déclare que "ladite Suzanne GIDE décédée depuis environ 20 ans"  Ils avaient passé contrat le 27 octobre 1754, dont:

o    Jean, né le 18 février 1761

§   Pierre, décédé le 15 septembre 1731 âgé de 5 ans.

§   Elisabeth, née le 25 mai 1733, décédée le 14 octobre 1733.

§   Elisabeth, née le 30 aout 1735, décédée le 24 septembre 1735.

 

Branche ainée II

Génération VII

 

Joseph Etienne Théophile GIDE, fils ainé de Jean GIDE et Marie GUIRAUD. Né à Lussan (30) le 13 juin 1750. Notaire Royal. Le 19 janvier 1776, il s'oblige de 3060 livres envers M° Guillaume Blanc pour l'achat de l'étude de M° Daires, avec caution de son père. Il deviendra Président du tribunal d'Uzès.

Le 5 mai 1776, notaire Royal et procureur au Sénéchal d'Uzès, il épouse Marie VERDIER fille de Charles décédé et Françoise DUBOSC. Préalablement le 20 avril ils avaient passé contrat de mariage devant M° Angoulin recevant dans les registres dudit M° Gide:

"ledit Mr GIDE (Joseph Etienne Théophile) comme majeur après trois sommations respectueuses par lui faites audit Sr GIDE son père les douze, seize et vingt mars dernier et en vertu d'un appointement rendu par la cour de M. le Senechal de Nismes le dix sept de ce mois qui nonobstant les protestations faites par ledit Sr Jean Gide père lors de la dernière sommation respectueuse a lui faite enjoint au premier notaire requis de recevoir le contrat de fiançailles dudit Mr Gide avec ladite Dlle Verdier et au curé de la paroisse St Julien d'Uzès ou autre requis de leur departir la benediction nuptiale, lequel appointement duement scellé a Nismes ledit jour a été signifié audit Sr Gide père par exploit du lendemain duëment contrôlé,  [….]   ledit Mr GIDE (Joseph Etienne Théophile) declarant que l'enfant dont est accouchée ladite Dlle Verdier sa future epouse et qui à été baptisé sous le nom de Jean Joseph Etienne Théophile et connu de père inconnu est le fils dudit Mr Gide et de ladite Dlle Verdier lesquels en conséquence entendent qu'il soit valablement legitimé par le present mariage et la bénédiction qui en suivra… ".

Ils n'auront que cet enfant:

- Jean Joseph Etienne Théophile, qui suit.

Joseph Etienne Théophile plus souvent prénommé seulement Théophile avocat à Uzès il prit une part importante dans la politique à la révolution. Il participa à la rédaction des cahiers de doléances.

Les élus des communautés réunis à Nîmes afin de rédiger les cahiers du tiers état de la Sénéchaussée. Joseph Etienne Théophile  sera le secrétaire de Rabeau Saint Etienne chargé de la rédaction définitive.

Fédéraliste il sera inquiété par les Jacobins. Craignant pour sa vie, la machine à M. Guillotin marchant à plein régime, il "prendra le maquis" aux Concluses ou il se cachera pendant 18 mois dans une grotte. Ravitaillé par les siens et parfois hébergé et nourrit par des familles réfractaires[7] "….vers la même époque (1793) la famille Frach Antoine, d'origine Italienne exerçait la même hospitalité tutélaire que la famille Roman envers les prêtres fidèles. C'est dans l'une des maisons du Sieur Frach que Menjaud, curé de Cornillon, se réfugie pendant un certain temps avec un protestant proscrit comme lui M. GIDE qui deviendra le propriétaire du château de Fan à Lussan".

Après la chute de Robespierre il reprend ses activités politiques. Il est président du directoire départemental de 1795 à 1799.

Sous le consulat il deviendra Président du tribunal civil d'Uzès, après avoir cédé son étude à son fils.

Le 3 aout 1796 il achète "le domaine, moulin et cabaret de Fan" Le château de Fan appartenait au duc de Melfort héritier des Audibert Seigneurs de Lussan il fut mis sur la liste des biens confisqués aux émigrés et vendus aux enchères. Le château fut remis en état et le parc réaménagé. De nombreuses réceptions y furent données.

Il est nommé conseillé à la cour d'appel de Nîmes en 1812.

Il décède le 23 novembre 1835 à Nîmes, il est veuf.

 

Génération VIII

 

Jean Joseph Etienne Théophile GIDE,  fils de Joseph Etienne Théophile et Marie VERDIER. Né à Uzès le 22 décembre 1775. Notaire. Le 21 janvier 1797, il épouse à Nîmes Magdeleine TUR, née à Nîmes le 18 mars 1780, fille de Jean et de Magdeleine JAUSSAUD. De cette union naîtra:

-    Jean Théophile Edouard, qui suit.

-    Marie Amélie Héloïse, née à Nîmes le 18 avril 1800. Mariée à:

o    1° Jean Paul FOULC le 10 janvier 1824 à Nîmes, Négociant, fils de Paul et Marie GRIOLET dont:

- Lydie FOULC, née Nîmes 11 décembre 1827, décédée à Paris VIIIème le 31 octobre 1918, mariée:

- 1) Gustave baron de REISET, né à Chartres (28), le 7 mars 1819, décédé à Paris VIIIème le 16 octobre 1873, propriétaire, fils de Léonard-Népomucène baron de REISET, chef d’escadron de cavalerie, et d’Anne-Louise DUTEMPLE.

- 2) Ludovic-Léopold HARDY, à Paris VIIIème le 12 novembre 1883. Autorisé par décret du 26 aout 1865 à s’appeler HARDY-PALLET de BLANZAY, né Genouillé (17) le 6 janvier 1828, propriétaire, fils de Fabien et de Marie-Ernestine PALLET, sans postérité.

o    2° Adrien-Victor de FEUCHERES[8] le 22 novembre 1851 à Paris Xème, né à Paris, St-Barthélemy, 20 novembre 1785, décédé à Paris Xéme le 22 novembre 1857, baron, général de division, député du Gard, fils de Jean-Nicolas de FEUCHERES, bourgeois de Paris, et de Jeanne THOMAS. Sans postérité de cette union.

André GIDE évoque dans "Si le grain ne meurt" ses visites à la baronne de FEUCHERES, née Marie Amélie Héloïse Gide, pittoresque cousine issue de germain de son père.

-    Philippe Auguste Napoléon, né le 21 floréal an XI (11/05/1803) à Uzès. Avocat, notaire. Marié le 7 juillet 1832 à Alès avec Marguerite Louise Amélie JALAGUIER, née à Nîmes le 19 mars 1814. Fille de Paul JALAGUIER, décédé le 21/12/1829 à Montpellier, et Marie Athalie LICHERE, ils auront:

o    Théophile Albert né à Alès le 23 février 1836, y décédé le 28 novembre 1854 agé de presque 19 ans.

Le 22 avril 1842, Jean Joseph Etienne Théophile fait procuration, devant Maitre Chalmeton notaire à Lussan, à son épouse pour cause de cécité.

 [..].lequel de son gré et dans l'impossibilité où le met la perte de sa vue de donner sa signature aux actes d'administration et de gestion de ses biens et affaires a fait et constitué pour sa procuratrice générale et spéciale ......la Dame Madeleine TUR...[..]

Dans cet acte il y est dit "notaire honoraire, membre du conseil général du département du Gard, demeurant à sa campagne de Fan commune de Lussan"

 

 

Génération IX

 

Jean Théophile Edouard GIDE  fils de Jean Joseph Etienne Théophile et de Magdeleine TUR. Né le 2 décembre 1797 à Nîmes. Notaire. Marié le 24 septembre 1824 à Alès avec Joséphine Anaïs SIHOL. Née le 2 mars 1806 à Alès, fill de Louis Henri SILHOL et Justine Françoise ROQUE. Joséphine Anaïs  décédera  le 4 janvier 1887 à Nîmes. Dont:

-    Théophile Edouard Léonce, qui suit.

-    Madeleine Mathilde, née le 25 janvier 1831 à Alès. Mariée le 26 février 1852 à Alès avec Simon Octavien Alfred TROUPEL. Fils de jean François Octavien et Jeanne Sophie MARTIN, né le 6 aout 1826 à Nîmes.

 

Génération X

 

Théophile Edouard Léonce GIDE fils de Jean Théophile Edouard et Joséphine Anaïs SIHOL. Né le 6 aout 1826 à Alès, décédé le 18 janvier 1894 à Nîmes. Marié à Nîmes le 27 janvier 1855 avec Henriette Elisabeth Léonie DEVILLAS fille de Pierre Etienne Léon et de Marie Louise FOULC. Née à Nîmes le 12 mars 1837, décédée à Nîmes le 11 janvier 1894. De cette union naîtra:

-    Louise Anaïs Marthe, née à Nîmes le 15 novembre 1855. Mariée à Nîmes le 9 janvier 1877 avec Camille Louis Antoine Eugène DUCAMP, né à Nîmes le 16 aout 1854.

-    Anaïs Marie Léonie Lydie, née à Nîmes le 13 novembre 1857, décédée le 1er février 1902. Mariée, à Nîmes le 6 mai 1882, avec Louis Gaston François Edmond, sous préfet du Havre en 1902. Né à Nîmes le 13 décembre 1849.

-    Henri Pierre Joseph Edouard, qui suit.

-    Octavie Zélie Léontine Suzanne, née à Nîmes le 17 novembre 1867. Mariée le 11 novembre 1887 avec Hippolyte Calixte OLIVIER (né à Marseille le 23 mars 1851)

 

Génération XI

 

Henri Pierre Joseph Edouard GIDE fils de Théophile Edouard Léonce et Henriette Elisabeth Léonie DEVILLAS. Né le 27 février 1862 à Nîmes, décédé à Nîmes le 19 octobre 1901. Marié à Nîmes le 25 novembre 1884 avec Lydie Lucie GREGOIRE fille de Jean et Anaïs COURTIN, née à Beauvoisin (30) le 14 septembre 1863. De cette union naîtront:

-   Jean Henri Léon Théophile Edouard né à Nîmes le 31 mars 1890, décédé à Marseille le 25 avril 1972. Marié à Istres le 25 aout 1919 avec Yvonne LANGLET.

-    Léonie Elisabeth Anaïs Jeanne Alice née à Nîmes le 30 avril 1892 y décédée le 27 avril 1983.

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Branche Parisienne [9]

 

Génération VI

 

 

Etienne GIDE fils d'autre et de Marie REY, né en 1728?[10]

A Lussan il n'a pas été trouvé d'acte de naissance à son nom! Il est cité au testament de son père en 1766 "..Etienne et Xavier et Théophile ses trois fils…."

Avant 1745 envoyé en Allemagne pour assurer la succession de son oncle Théophile. "Il n'aurait pas supporté le climat" voir annexe 2.

Dans une procuration de 1761, ou il fait procureur son frère Xavier, il se dit graveur, habitant Paris paroisse St Eustache. "Fut present sieur Etienne GIDE graveur à Paris y demeurant rue du Boulloie?  A l'hotel de Languedoc[11] p(aroi)sse St Eustache lequel a fait et constitué son procureur general et special sieur Xavier GIDE son frère horloger a Paris y demeurant rue de (……) p(arois)se St Germain l'Auxerois auquel il donne pouvoir de pour lui et en son nom recevoir les arreages echus et a echoir des rentes viageres sur les revenus du Rey et des rentes viageres (          ) a et (           ) d'icelle, qui appartiennent audit sieur constituant et qu'il pouroit acquerir par la suite et de tous reçu donner bonne et valable quittance et decharge valable presentant? Obligation. Fait et passe a Paris en l'etude l'an mil sept cent soixante un le vingt cinq may et a signé"

Il aura un enfant illégitime avec Jeanne Pernette MOILLIET  (Fille de Jean Jacques MOILLIET. Jeanne Pernette décèdera le 23 octobre 1802), Le 9 septembre 1781, ses frères et sœurs donneront procuration à Xavier, leur plus jeune frère, afin qu'il intervienne auprès du Garde des sceaux pour la légitimation de ce neveu.

"L'an mil sept cent quatre vingt un et le neuvième jour du mois de septembre après midi par devant nous Joseph Etienne Théophile GIDE notaire royal de ville d'Uzès et tépoins soussignés ont été presents Sr Jean GIDE negociant habitant du lieu de Lussan Demoiselle Marie GIDE épouse de Sr Antoine PRADE et Lucresse GIDE épouse de Sr Pierre BLANCHER habitant  dudit lieu de Lussan lesquels ayant connoissance que Théophile Etienne GIDE est né du commerce d'Etienne GIDE son père et de Jeanne (*) MOILLIET fille à feu Gabriel (**) MOILLIET qui a été baptisé en l'église paroissiale de Cofignon diocèse de Genève le vingt trois décembre mil sept cent soixante deux et comprenant de quelle importance il est pour Théophile Etienne GIDE de tacher de faire effacher par des lettres de légitimation le vice de sa naissance ont par ces présentes constitué pour leur procureur general et special la personne de Sr Xavier GIDE leur frere maitre horloger a Paris y demeurant rue St Louis près le palais paroisse de la basse chapelle a l'effet de requerir auprès de Monseigneur le garde des sceaux l'agrement desdites lettres de legitimation donner tout consentement requis a cet effet faire toute les demarches convenables promettant d'avoir le tout pour agréable fait et passé a uzès en notre etude en presence de Sr Jean Louis GILLY et Antoine GERENTE praticien habitants dudit Uzès signés avec lesdits Sr Jean GIDE et demoiselle Lucresse GIDE requis ladite Demoiselle Marie GIDE de signer a dit etre illeterée par nous notaire soussigné"

Etienne est décédé avant le 7 aout 1810, date du contrat de mariage de son fils avec  Gabrielle Henriette Sticks.

 

Génération VII

 

Théophile Etienne GIDE I, baptisé le 23 décembre 1762 à Confignon, diocèse de Genève. Confignon faisait partie alors non pas du territoire genevois mais du royaume de Sardaigne.

"Théophile Etienne Gide  fils naturel de ( Théophile) Etienne Gide, son père de Lussan en Languedoc, et de jeanne Molliet sa mère, suivant la déclaration que ledit Théophile Etienne Gide  père en a donné lui même  à Mr. joseph marie gros et à demoiselle Valentine gros ses parrain et marraine, est né le 21 et a été baptisé le 23 en l'église de confignon du mois de décembre 1767[12] ses parrain et marraine joseph marie gros et Valentine gros illettrée enquise,

Signé par Multhier curé dudit lieu, et joseph marie Gros,"

Il décède le 7 janvier 1837:

"Du samedi 7/1/1837 une heure de relevé : Acte de décès de Théophile Etienne GIDE, négociant, âgé de 69 ans né à Genève (Suisse) décédé ce matin à cinq heures en son domicile rue Saint Marc n° 23 époux de Gabrielle Henriette STICKS.
Les témoins sont: Horace GIDE propriétaire âgé de 42 ans demeurant rue ST Marc n° 22 et Casimir GIDE libraire âgé de 32 ans demeurant rue St Marc n° 29 tous deux fils du défunt."

Il sera marié à:

- 1 Margueritte GAY fille de l'imprimeur Dominique GAY, et sœur de François libraire associé de Théophile Etienne GIDE. Elle décèdera avant le 7 août 1810.

dont:

- Théophile Etienne II.

- Horace Gide.

- 2 Gabrielle Henriette STICKS, Théophile Etienne et Gabrielle Hortense passent contrat de mariage le 7 aout 1810 devant M° Drugeon à Paris:

"Furent presents:

 Sr Théophile Etienne GIDE cy devant imprimeur libraire demeurant a Paris rue neuve des Mathurins premier arrondissement, fils majeur de deffunts Etienne GIDE et de Jeanne Pernette MOILLIET habitante de Genève; et veuf avec deux enfants de Dame Marguerite JAY (GAY) décédée son épouse en première noces; stipulant et contractant en ces presentes pour lui et en son nom. D'une part

Et Demoiselle Gabrielle Henriette STICKS, majeure, fille de feu Sr Adam STICKS et de Françoise Thomas, aujourd'hui sa veuve demeurant a Paris rue Ste Marguerite n° 34 dixième arrondissement……."

Elle fut cantatrice de la chapelle du roi, et dame de compagnie de la comtesse Aguado (il s'agit de la vicomtesse Claire Emilie Aguado marquise de la marismas, née Mac Donell dame du palais de l'impératrice depuis le 25 janvier 1853) elle interpréta de nombreuses composition de  Cherubini, Luigi (1760-1842 ).

De cette union naîtra:

- Casimir

 

Théophile Etienne GIDE fut libraire, son activité débuta en 1791, date ou il est associé à Varsovie à GAY Cadet, les sources sont:

- Dans un procès verbal de l'assemblée des communes et de l'assemblée nationale numéro 391-430 assemblée nationale constituante -volume 29  1791. Il est écrit :

"un membre a offert à l'assemblée un don patriotique de 3,000 livres : savoir au nom du sieur Clément BERNEAUX, négociant, établi à Varsovie, depuis plusieurs années, la somme de 2,400 livres, et au nom du sieur GIDE fils, âgé de 22 ans demeurant avec ledit Clément BERNEAUX celle de 600 livres. L'assemblée applaudit aux généreux sentiments de ces négociants et arrête qu'il sera fait dans son procès verbal une mention honorable de cette offrande"  (22 ans confirmerai à nouveau sa naissance en 1767).

- La présence de ce Gide fils à Varsovie est confirmée par le supplément au catalogue de 1791, annonce en page 9 la nouvelle Héloïse; Le grand catalogue de des livres de Gay cadet et Gide Libraire 1792 Varsovie.

- Leur adresse est notée dans un troisième supplément au catalogue de GAY et GIDE libraire, vis à vis de Marieville, maison de Berneaux, banquier au premier étage (le même donc qui fit un don patriotique.

- Enfin Théophile Etienne Gide son fils est né à Varsovie.

Ensuite son activité se fera en France

- En 1793, on trouve GAY et GIDE en France. La maison GAY imprimeur éditeur libraire ne subsistera que sous le nom de GIDE car la première femme de Mr GAY étant morte, celui-ci alla avec un de ses frères fonder la librairie à la cour de Russie à Saint Petersburg. Il reçut du tsar Alexandre 1er des lettres de noblesse. Après son départ, l'imprimerie (composée de quatre presses installée dans l'église de Cluny) passera selon sa volonté exécutée par son gendre à ses deux directeurs BASTIEN et BRESSIN.

Son fils, François GAY s'associa avec Théophile Etienne GIDE. Sa sœur, Marguerite épousa Théophile Etienne GIDE. GAY et GIDE furent associés de 1794 à 1797 sous l'enseigne "librairie républicaine" 85 rue saint honoré. De 1797 à 1800 Gide travaille en association avec Laurent Mathieu Guillaume.

 

Génération VIII

           

Les enfants de Théophile Etienne Gide

 

A) Théophile Etienne II, fils de Théophile Etienne I et Marguerite GAY. Il décède le  9 octobre 1850 à Paris.

"Le 9 octobre mil huit cent cinquante à Midi Acte de décès de Théophile Etienne GIDE âgé de 58 ans marié à Hortense Elisabeth RIVAY propriétaire âgée de 45 ans. Le dit défunt né à Varsovie (Pologne ) et décédé à Paris en son domicile rue du faubourg st Honoré n°248 ce jour à 6 h du matin. Constaté par nous Maire, officier de l'état Civil sur la déclaration de Horace GIDE rentier âgé de 56 ans demeurant rue St Georges, frère du défunt et de Clair Rebille Merlin, magistrat âgé de 56 ans demeurant rue de Monceau ont signé avec nous après lecture faite"

Marié le 25 juin 1825 à Paris 1er arrondissement, avec Hortense Elisabeth RIVAY, fille de François RIVAY et Jeanne Baptiste PERNET, elle décédera le 22 mai 1883 à Paris âgée de 81 ans.

De cette union naîtra:

1) François Théophile Etienne"le vendredi 15 mars 1822 à sept heures du soir, au domicile de ses père et mère 20 rue Saint Marc. Ses parents sont : Théophile Etienne Gide, libraire, âgé de 29 ans, et Hortense Elisabeth RIVAY âgée de 20 ans.

Les témoins de sa naissance furent : Théophile Etienne GIDE, rentier, âgé de 54 ans, demeurant rue Saint Marc 20, aïeul paternel, et Emile RIVAY, négociant, âgé de 23 ans, demeurant rue poissonniers, numéro 13, oncle maternel."

Artiste peintre, Il épouse à 43 ans, alors qu'il demeure boulevard des Batignolles n°7, le 24 janvier 1866 à Paris IXème, Marie Anne Léocardie  FOZEMBAS, rentière âgée de 45 ans née à Bordeaux le 17 juillet 1825 fille de Antoine et Louise Florentine VERGNAUD. Elle est veuve de Philippe Eugène GONTHIE décédé le 18 mars 1865.

Chevalier de la légion d'honneur par décret du 11 aout 1865.

Il décèdera le 29 novembre 1890 à Paris 8ème, sans descendance. "décès de François Théophile Etienne Gide, âgé de 68 ans, fils de Théophile Etienne Gide et de Hortense Elisabeth RIVAY décédés, époux de Marie Anne FOZEMBAS (elle avait épousé en première noce Eugène GONTIE dont elle eut une fille qui épousa Mr RANDOUIN-BERTHIER), âgée de 70 ans demeurant 12 rue Murillo. Sur déclaration de Théophile Henri Gide, rentier, demeurant à Paris, rue Marignan numéro 9,neveu du défunt."

Marie Anne Léocardie  FOZEMBAS, décédera le 17 décembre 1893 à Paris. L'événement est relaté dans "Le Gaulois":

"Hier une foule nombreuse assistait à midi en l'église Saint-Philippe du roule aux obsèques de madame Théophile GIDE femme du peintre dont nous avons annoncé la mort il y a deux ans.

La défunte avait épousé en première noce Eugène GONTIE dont elle eut une fille mariée Mr RANDOUIN-BERTHIER. Le deuil était conduit par Mr RANDOUIN-BERTHIER assisté de ses proches parents."

 

2) Charles Horace Gide né le 14 février 1825 à Paris,

"Lundi 14/02/1825 à 11 heures du matin acte de naissance de Charles Horace que nous avons reconnu être de sexe masculin né le jour d'hier à une heure de relevée au domicile de son père et mère, rue st Marc n° 20 fils de Théophile Etienne GIDE libraire âge de 32 ans et de Hortense Elisabeth RIVAY son épouse âgée de 23 ans.

Les témoins ont été Mr Horace GIDE employé âge de 30 ans et demeurant à Paris, oncle paternel de l'enfant et Jean François DEMENIERE, employé âge de 25 ans demeurant aussi.....

Par la déclaration à nous faites par Mr GIDE Théophile Etienne qui a signé avec les témoins et avec nous. René François Ofrein, Perin Gregory, chevalier de la légion d'honneur maire adjoint après lecture faite." 

Il décède le 17 avril 1896 : "décès de Charles Horace Gide âgé de 71 ans agent de change honoraire né à Paris décédé à son domicile rue Marignan 9, fils de Théophile Etienne Gide et de Hortense RIVAY décédés, époux de Marie Emma Levé âgée de 63 ans, propriétaire même domicile. Sur déclaration de Henri Gide, 40 ans, sans profession demeurant rue de Marignan, fils du défunt, et de Henri LARGENTON âgé de 36 ans agent de change demeurant avenue Marceau, gendre du défunt."

Il avait épousé le 7 mai 1755 Emma Marie LEVE.

De cette union naîtra:

- Etienne Ernest : né le 13 avril 1862  à Paris chez ses père et mère 9 rue de la victoire fils de Charles Horace agent de change âgé de 37 ans et de Emma Marie LEVE son épouse  sans profession âgée de 28 ans marié en 1856 dans le deuxième arrondissement.

Il décèdera le 27 décembre 1888 en son domicile rue de Marignan 9. "Déclaration de Henri Théophile Gide âgé 32 ans rentier demeurant à Paris rue Marignan 9 frère du défunt, et de Jacques Edouard Henri LARGENTON 29 ans associé d'agent de change demeurant à Paris 66 rue de Miromesnil, beau-frère du défunt." Sans descendance.

-Théophile Henri né le 08 mars 1856 naissance à Paris deuxième, de Théophile Henri Gide fils de Charles Horace et Emma Marie LEVE marries le 5 mai 1856. Témoins : Edouard Denis Levé âgé de 58 ans et Ernest Denis Levé âgé de 28 ans demeurant à Paris.

- Marie Anaïs, née le 21 avril 1865 à Paris ; "le 24 avril 1865 naissance de Marie Anaïs Gide le 21 de ce même mois, fille de Charles Horace Gide agent de change âgé de 40 ans et de Emma Marie LEVE son épouse âgée de 31 ans mariés le 7 mai 1855 dans le deuxième. En présence de Edmond LEVE aïeul de l'enfant."

Elle épousera le 29 novembre 1886 Jacques Edouard LARGENTON né à Paris le 4 octobre 1859. Lors de ce mariage elle habite chez ses parent 2 rue du cirque. Le mariage est fait en présence de ses oncles François Théophile Etienne Gide artiste peintre chevalier de la légion d'honneur, 64 ans domicilié 12 rue Murillo et Ernest Denis LEVE propriétaire 59 ans.

 

3) Elisabeth Emilie Anaïs

"L'an mil huit cent trente sept le 27 septembre est née à Paris sur le 2eme arrondissement Elisabeth Emilie Anaïs de sexe féminin fille de Théophile Etienne GIDE, propriétaire et de Hortense Elisabeth RIVAY son épouse demeurant à Paris rue st Marc n°20.

Le parrain a été Emile RIVAY oncle de l'enfant. La marraine a été Gabrielle Henriette GIDE la grand mère de l'enfant"

 

B) Horace Gide fils de Théophile Etienne I et Marguerite GAY.

Il décède le 4 juillet 1883.  "le 4 juillet 1863 ont comparu François Théophile Etienne Gide âgé de 41 ans artiste peintre, demeurant à Paris 7 boulevard des Batignolles et Charles Horace Gide âgé de 38 ans agent de change demeurant à Paris rue Victoire numéro 21 qui tous deux neveux du défunt ont déclaré qu'Horace Gide âgé de 69 ans, né à Paris, associé d'agent de change, célibataire, est décédé aujourd'hui à 06h30 du matin, en sa demeure rue Vivienne 55."

Il ne se maria point et n'eut point de descendance.

Il est mentionné dans l'almanach des 25000 adresses des principaux habitants de Paris

de DH Wissemans de 1846; à GIDE on trouve en effet :

Gide Mad. Rue Grange Batelière

Gide Et rue Richer n° 23

Gide Casimir libraire rue des petits augustins n° 5

Gide Horace rue Saint Georges n° 5

 

C) Casimir fils de Théophile Etienne I et Gabrielle Henriette STICKS.

   Pour certains la date de sa naissance est 1804. Ainsi, dans la Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale ..., Volumes 3-4 de François-Joseph Fétis, il est noté : "Casimir Gide, né le 4 juillet 1804, à Paris, fils d'un libraire de Paris et d'une dame qui a de la réputation pour la beauté de sa voix."

Il décèdera le 18 février 1868 : "Aujourd'hui 18 février 1868 à 07h00 du matin est décédé en son domicile rue Oudinot numéro 16 Casimir Gide, libraire, âgé de 63 ans, né à Paris, marié à Clémentine Adèle Eugénie Jacques sur déclaration de Emile Blanchard, membre de l'institut, 46 ans demeurant avenue de l'université 34 et de Léon Halevy homme de lettres 65 ans demeurant rue de la Rochefoucauld."

Le 18 juillet 1833 il épouse Clémentine Adèle Eugénie JACQUES demeurant rue st Honoré n° 23 fille de Nicolas et de Marie Anne Françoise GERARD.

De cette union naîtra:

- Marie Stéphanie Berthe née le 9 avril 1835 à Paris.

"Le dix avril mil huit cent trente cinq à 11h30 du matin Acte de naissance de Marie Stéphanie Berthe de sexe féminin née rue st Honoré n°343 le neuf du courant à 8h15 du matin. Fille de Casimir GIDE, libraire âgé de 30 ans et de Clémentine Adèle Eugénie JACQUES son épouse âgée de 24 ans. Déclaration faite devant nous Charles GABILLET adjoint au maire du 1er arrondissement de Paris faisant les fonctions d'officier de l'état civil par le père de l'enfant assisté de Charles DE VEZE, propriétaire chevalier de la légion d'honneur; âgé de 42 ans demeurant rue st Honoré n°249 et de Jean Baptiste, François, Auguste DUMOND, docteur en médecine chevalier de la légion d'honneur âgé de 35 ans et demeurant rue Guénégaud n°19 lesquels et le père ont signé avec nous après lecture faite."

Casimir GIDE fit ses études (et son neveu François Théophile aussi) au lycée Bonaparte à Paris (collège bourbon) et fréquenta la maison de Mr GERSIN à Belleville, qui était le père de Mme BENINCORI. Il y côtoya Adam et Salvador CHERUBINI, fils du célèbre compositeur.

Il entra au conservatoire de Paris où il avait été admis le 13 mars 1817. Il y fut l'élève de DOURIEN et de CHERUBINI et condisciple de François HALEVY. Il écrivit des ballets, pantomimes. Il fut l'auteur notamment  de pantomimes, La chatte blanche (1830) et L'île des pirates (1835) ; les chœurs de l’opéra la Tentation (avec M. HALEVY, 1832) ; un ballet-pantomime à succès, Le Diable boiteux (1836) sur un texte de Jean CORALLI (1779-1854) et Edmond BURAT de GURGY, Roi de Sicile qui fut outrageusement sifflé à l'opéra de Paris en 1830.

Il reprend ensuite (1847-août 1857, après la révolution de 1848) selon ses biographes la librairie artistique de son père : ceci est une erreur car son père est décédé en 1837. En fait, la librairie avait été reprise par Gide fils (Etienne qui épousera Hortense RIVAY). C'est donc Etienne (qui décèdera en 1850) qui transmettra la librairie à Casimir, son demi-frère. Casimir GIDE dirigera cette librairie avec BAUDRY. Il est l’un des premiers à mettre à la mode les opérettes de salon ; ses soirées artistiques sont courues.

Casimir GIDE se produisit en salon. En effet, dans la gazette musicale de paris volume 25 table alphabétique page 2 rubrique opéra de salon, on trouve la mention : Belphégor, musique de Mr Casimir GIDE, dans un salon de la rue Bonaparte 51. Il s'agit d'un opéra comique en un acte et en vers paroles de Monsieur Léon HALEVY, musique de Casimir GIDE : première représentation 3 février 1858. L'air de Belphégor fut chanté par Mlle MIRA, les couplets comiques chantés par BUSSINE jeune, et une jolie ballade dite par Mlle ROSSIGNON.

Il était de religion protestante.

 

Branche Lorraine [13]

 

 

Xavier GIDE , fils de Etienne et Marie REY, né le 21 février 1737 à Lussan, décédé à Bernis (30) le 14 septembre 1814. Il épouse le 9 septembre 1763 en l'église de la Barrière de Tournai en Belgique: Pernette Louise GERVAIS fille de François et Andrieu BARTOLLE, dite originaire de PAdécédée le 7 janvier 1814 à Bernis (30) Voir annexe 2

 

Génération VI

 

 

Pierre Xavier GIDE, fils de Xavier et Pernette Louise GERVAIS, né à Paris le 23 octobre 1771. Avocat, puis juge suppléant au tribunal de première instance de Sarrebourg. Marié à Phalsbourg (57) le 28 novembre 1794 avec Marie Hyacinthe JEURSANT, née le 6 février 1773 à Phalsbourg (57), fille de Nicolas et Elisabeth THIRE. De cette union naîtra:

-         Pierre Xavier Aimée, né à Phalsbourg le 15 novembre 1795.

-         Joseph Hippolyte, né à Phalsbourg le 17 janvier 1797. Marié le 8 octobre 1818 avec Marie Joseph JACQUET, née 27 décembre 1798 à Sarrebourg (57). Dont:

o       Hippolyte, né à Sarrebourg le 16 mai 1818, décédé à Pontivy (56) le 3 avril 1862. Capitaine de dragons. Marié à Fenetrange (57) le 4 mars 1851 avec Catherine HOHSTEIN, née à Fenetrange le 3 janvier 1820, y décédée le 1er avril 1894, Chevalier de la légion d'honneur, dont:

§         Hippolyte Jean Adam, né à St-Germain-en-Laye (78) le 13 mai 1852 y décédé le 18 mars 1921. Artiste peintre. Marié à Paris le 18 septembre 1894 avec Louise PAPET, née à Vouillon (37) le 23 février 1860, décédée à Malakoff (92) le 1er février 1939. dont

·        Hippolyte Jules, né à Paris le 8 décembre 1892, décédé à Malakoff le 14 juillet 1958. Mécanicien dentiste. Marié à Paris le 29 juin 1920 avec Hélène Solange COZOT, née à Paris le 14 juin 1895, décédée à Malakoff le 18 juin 1939. dont:

o       Lucienne Hélène, mariée avec Robert Léon Augustin OLIVIER, dont descendance.

§         Gustave Adolph Frédéric,

§         Gustave Adolph

o       Jean Baptiste Aimé,

o       Prosper Auguste,

o       Constance Honorée,

-         Félicité, née à Phalsbourg en 9 avril 1798, décédée à Bernis (30), chez son grand-père Xavier GIDE, le 24 juillet 1799

-         Auguste Jean Baptiste, né à Phalsbourg le 23 janvier 1800, décédé à Lure (70) le 15 novembre 1858 âgé de 58 ans. Marié avec Octavie VINEY.

-         Jeanne Nicole Elise née à Phalsbourg le 1 mars 1801.

-         Nicolas Xavier, né à Phalsbourg le 9 aout 1802. Ingénieur des ponts et chaussées, marié avec HERTZ Nn.

-         Marie Hyacinthe née à Sarrebourg le 9 aout 1804, y décédée 19 avril 1807.

-         George Alexandre, né à Sarrebourg le 28 juin 1806, décédé à Nîmes (30) le 20 novembre 1872. Avoué. Marié avec Marie Louise Adélaïde LANFREY, née à Niederviller (57), décédée à Nîmes le 29 novembre 1884.

o       François Alexandre, né en 1834 à Sarrebourg. Ingénieur centralien promotion 1856. Chef de section à Lunel (34) en 1866, puis Ingénieur des chemins de fer à Nîmes (30)[15] en 1868. Marié à Ancy-sur-Moselle (57) le 11 juillet 1865 avec Barbe Euphrasie DUVERDIER. Dont:

§         Marie Alexandrine, née à Lunel (34) le 9 mai 1866.

§         Charles François, né à Nîmes le 8 juillet 1868 Chevalier de la légion d'honneur.

§         Barbe Adélaïde Gabrielle, mariée à Nancy (54) le 27 juin 1898 avec Marie Théodore Louis SUBY.

§         Jean Alexandre, né à Nîmes le 23 décembre 1877, décédé à Le-Fayet (74) le 19 février 1953. Marié avec Emily Charlotte Yvonne BLONDEL, sa cousine.

§         François Henri Louis, né à Nîmes le 8 février 1879.

§         Auguste François, né à Nîmes le 23 novembre 1885 y décédé le 10 avril 1886.

§         Marie Alexandrine, mariée à Nancy (54) le 20 octobre 1891 avec Hippolyte Victor MARTINOIS.

-         Charles Léopold, né à Sarrebourg le 18 novembre 1811, y décédé le 30 mai 1812.

-         Hippolyte Charles, né à Sarrebourg le 14 mai 1816. Décédé à Levallois Perret le 14 avril 1884. Percepteur. Marié à Rupt-sur-Moselle (88) le 27 octobre 1847 avec Marie Antoinette REMY, née le 5 janvier 1828.

o       Marie Amandine, née en 1848 à Rupt-sur-Moselle.

o       Xavier Henri, né à Soulz le 23 mars 1854. Militaire (marine) Chevalier de la légion d'honneur.

o       Marie Georgette, née en 1856 à Soulz.

o       Marie-Elise Caroline, née à Saint-Amarin (68) le 27 novembre 1859. Mariée à Nancy le 22 mars 1881 avec Louis Alphonse BLONDEL, né à Auxonne (21) le 29 janvier 1852. dont:

§         Emily Charlotte Yvonne, née le 4 février 1882, décédée à Meyzieu le 21 mars 1971. mariée avec Jean Alexandre GIDE son cousin, dont postérité.

o       Charles Albert, né le 6 janvier 1864 à Nancy. Chevalier de la légion d'honneur. Marié avec Augustine REYMAN dont:

§         Louise Henriette, mariée à Léon GAUTIER.

§         Laurent Armand, né le 2 mars 1892 à Villedieu les poëles. Marié à Marthe DENAIRE. Décédé le 25 aout 1970, dont:

·        Yvonne, née le 1er avril 1924 à Saint Nazaire.

§         Georgette Marie, épouse Victor REYMAN, née le 23 novembre 1893, décédée le 22 juin 1952.

 

 

 

Nota: Sans l'amabilité et les apports de Mesdames Hélène Glehen et Marie Gide ce chapitre  "Branche Lorraine", ne serai pas, qu'elles en soient ici remerciées.Merci également à M. Alex Plank pour quelques informations complémentaires.

 

 

 

Annexe  1

 

 

Condamnation de Etienne GIDE

Et

Transcription de la correspondance liée à l'ordonnance du 17 décembre 1745

(C 217 AD de l'Hérault)

 

 

 

 

Le 17 décembre 1745, par ordonnance de M. Le NAIN Intendant du Languedoc, Etienne GIDE fils d'autre Etienne et Catherine PRADE époux de Marie REY(NE), est condamné à 6000 livres tournois d'amende pour avoir envoyer sa fille en pays étranger sans autorisation.

Sa fille Anne est allée rejoindre son oncle Théophile GIDE à Berlin en Allemagne.

Théophile y avait émigré en au début du 18éme siècle. Ayant fait fortune dans le commerce de tissus, mais sans héritier, il demande à son frère de lui envoyer un de ses fils pour assurer la continuité de son affaire.

C'est Etienne qui fera le voyage, mais celui-ci ne supportera pas le climat du nord, à moins qu'il n'y ai pas eu entente avec son oncle? Quitter le Languedoc ensoleillé pour se retrouver à 17 ans à Berlin sous les ordres d'un oncle qui au vu d'une peinture le représentant parait austère et sévère[16] laisse à comprendre qu'il ai pu attraper le "bourdon". Etienne quitte l'Allemagne et vient s'installer à Paris chez un autre de ses oncles, Jean REY, maitre d'hôtel de madame de BOUVILLE conseillère d'état.

De nouveau seul Théophile sollicite de nouveau son frère pour qu'il lui envoie un nouveau successeur. Jean l'ainé des garçons, futur héritier ou ne souhaitant pas quitter Lussan, c'est Anne qui part rejoindre son oncle à la mi-octobre 1745. Est elle partie avec ou sans l'accord de son père? Rien ne nous permet de le déterminer.

Ayant eu connaissance de ce départ, hasard ou dénonciation? M. CHAMBON subdélégué à Uzès informe M. Le NAIN Intendant du Languedoc, qui lui-même demande à M. le comte de Saint Florentin secrétaire d'état à la religion prétendue réformée, la conduite à tenir, il en réfère à son tour au Roi.

En conséquence, le 17 décembre 1745, M. Le NAIN intendant du Languedoc signe une ordonnance "Qui condamne le sieur Etienne GIDES religionnaire, facturier au lieu de Lussan, en six mille livres d'amende, pour avoir envoyé sa fille dans le pays étranger sans permission […….] ledit GIDES sera contraint par établissement de garnison d'un cavalier de la maréchaussée, à raison de quatre livres par jour: ordonnons qu'il sera tenu de représenter ladite Anne GIDES sa fille pardevant ledit sieur CHAMBON notre subdélégué, dans trois mois pour tout délai […]"

Etienne fera supplique à M. Le NAIN en raison de:

1° sa fille est allée à Berlin sans son autorisation.

2° sa fille ne voulait pas désobéir aux ordres du roi mais assurer la succession

de son oncle.

3° qu'il est hors d'état de payer cette amende, étant extrêmement pauvre.

4° qu'il fera tout son possible pour faire revenir sa fille dans le royaume.

Dans un même temps les personnalités du mandement de Lussan: curés, juges, consuls font pétition et certifie que Etienne GIDE est pauvre n'ayant que quelques biens d'une valeur de 450 livres pour élever une famille de 6 enfants[17].

A ces requêtes M. Le NAIN accorde délai.

Pendant ce temps à Berlin, Théophile pas conscient de l'ampleur prise par cette affaire, ne souhaite pas voir partir sa nièce, qui semble convenir à ses affaires. Etienne lui enjoindra plusieurs fois de laisser revenir Anne au pays.

Anne tardera à revenir au prétexte d'entreprendre un voyage aussi périlleux soit par temps de guerre soit en saison hivernale (s'était elle posée cette question lors du voyage aller?).

Etienne qui montrait sa bonne foi afin de faire revenir sa fille, et plusieurs interventions de personnes influentes: Mme de BOUVILLE conseillère du roi, Mme la Maréchale de GRAMMONT, M. le baron de CHAMBRIER Ministre plénipotentiaire du roi de Prusse à Paris, permettront de retarder l'exécution de la condamnation, mais il sera obligé de payer 200 livres d'amende à laquelle celle de 6000 avait été réduite.

Cela faisait presque deux ans que Anne était partie. Avec son oncle, avaient ils décidé qu'elle rentrerait bientôt?, ou une intervention du Marquis de VALORY envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de sa Majesté, fit que Anne franchit la frontière à Strasbourg le 12 aout 1747, munie d'un passeport signé du Marquis de VALORY. Elle rentrera à Lussan après un bref séjour à Paris chez son frère et son oncle.

Qui hérita de Théophile? Quand? Etienne testera le 4 mars 1766, ses legs semblent modestes, confirmant qu'il ne soit aisé. Par contre ses fils ne semblent pas être dans la même situation. En particulier Jean bourgeois à Lussan aidera son fils Joseph Etienne Théophile à devenir Notaire et à s'installer et Xavier dans une association avec BREGUET, maitre horloger, apportera des fonds conséquents (annexe 3).

 

 

 

Transcription des pièces du dossier C217

 

 

 

A uzes le 15 octobre 1745

Monseigneur

J'ay l'honneur de vous informer qu'une fille du nommé GIDE religionnaire et riche facturier du lieu de Lussan agée de 20 ans partit dans le courrant du mois passé pour les paÿs etrangers acompagnée de 5 a 6 personnes aussi religionnaires de la Bastide de Virac diocese de Viviers: le fait m'a été avoüé par le père meme de lad(ite) GIDE que j'ay eû occasion de voir chés moi, et qui m'a dit quelle alloit a Berlin en Brandebourg pour y voir un parent tres riche qui est dans de bonnes dispositions pour sa famille; et qu'il esperoit qu'apres en avoir receüilli la succession elle reviendroit en France; qu'a mêmes intentions il avoit envoié il a déjà du tems un de ses fils lequel n'ayant pû supporter l'air du nord en etoit de retour s'etant arreté a paris aupres d'un autre parent qui vouloit bien l'y retenir n'ayant jamais eu recours pour cela a aucune permission qu'il n'avoit pas cru necessaire.

Au surplus le Sr Prieur de Valcroze du comté de Lussan, m'a donné avis que le nommé BARDET du lieu de St Martin de Roubaud diocese de Mande s'etoit etabli dans sa paroisse ou il enseignoit comme dans le reste du comté, le chant des psaumes et le catechisme aux enfans des religionnaires: ce qu'il professe onvertement par ce qu'il n'y a point dans tout ce canton la, des A. C. par ou je me reduit a vous informer seulement de ce fait, sans pouvoir le constater autrement comme __ se soit la bonne regle devant s'en raporter a la denonce de ce prieur qui n'oseroit par une lache timidité, se montrer de frond contre led(it) BARDET que ses paroissiens protegent.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

 

M. le Comte de St FLORENTIN

Le 27 8bre 1745

J'apprend par mon subdelegué a usés que le nommé GIDE religionnaire et riche facturier du lieu de Lussan au même diocêze à envoié à Berlin sans permission dans le courant du mois dernier, une de ses filles pour y voir un de ses parens dont il espere la succession et qu'il y a quelque temps que ce particulier y envoïa dans la même intention un de ses fils aussy sans passeport lequel n'ayant pu supporter l'air du nord est revenu en France et s'est arreté à Paris auprés d'un autre de ses parens comme ce particulier est dans cas de la contravention à la declaration du Roy du 17 juin 1681 qui fait deffences aux religionnaires d'envoyer leurs enfans dans le païs etranger et que cette declaration est adressée pour l'execution aux parlement je n'ay pas cru devoir expedier aucun ordre contre le nommé GIDE, mais comme il seroit cependant tres dangereux de tolerer une pareille licence je vous supplie d'avoir la bonté de me marquer vos intentions tant sur la conduite que je vois tenir à l'egard de ce particulier que contre ceux qui tomberont a l'avenir dans le meme cas.

J'ay l'honneur

LENAIN

M. CHAMBON

Le 27 8bre 1745

J'ay veu M. par la lettre que vous aves pris la peine de m'ecrire le 15 de ce mois que le Me GIDE du lieu de lussan a envoyé ses enfans a Berlin sans p(ermissi)on pour voir un parent dont il espere la succession je prendray des mesures pour reprimer cette entreprise et je vous remercie de l'attention que vous aves eüe a m'en informer.

Quant a ce qui concerne le Me BARDET qui fait ecole au lieu de Valcrose sans approbation, il est indispensable de constater le fait par une enquete sommaire afin que je puisse le cond(amn)er a l'amende mais si on ne trouve point de temoins sur les lieux il n'y a qu'a ___ envoyer deux ou trois anciens catholiques du voisinage qui ______ BARDET sans affectation donner des lecon et qui en deposeront.

LENAIN

 

 

A Font(aineble)au le 5 9bre 1745

J'ay Monsieur rendu compte au Roy de ce que vous me marqués du Sr GIDE qui après  avoir envoyé a Berlin sans permission un de ses fils lequel en est revenu depuis à cause de sa santé viens d'y faire passer aussy une de ses filles sans permission. Sa majesté m'ordonne de vous ecrire de contraindre ce particulier par les voyes prescrites par les edits et decl(arati)ons a faire revenir sa fille. Lors que pareil cas se presentera et que les juges ordinaires garderons le silence, l'intention de sa Maj(es)té est que vous m'en informiez afin que je luy en rende compte et qu'elle puisse vous donner les ordres.

On ne peut, Monsieur, vous honnorer plus parfaitement que je le fais.

STFLORENTIN

(a M. le Nain)

 

 

M. CHAMBON

                                                           Le 14 9bre 1745

Je vous envoye ci-joint M. un ordre que j'ay expedié pour obliger le Me GIDE du lieu de Lussan a vous representer sa fille ou declarer et justiffier en quel lieu elle est actuellement residante je vous prie de suivre l'execution de cet ordre et de tenir proces verbal de la representation ou declaration qui sera faite par ce particulier, dans lequel vous aures grande attention de luy faire declarer, supposé que sa fille soit au païs etranger, si elle y est passee avec permission du Roy, de M. le command(an)t de la province ou de moy, depuis quel temps elle est partie et avec quy vous luy feres signer s'il scait ecrire et vous voudres ensuite me l'envoyer.

LENAIN

 

Jean LENAIN Chevalier

Veu les ordres du Roy avons adresse? Par la lettre de M. le c(om)te de St FLORENTIN du 5 du present mois.

Il est ordonné au Sr GIDES N.C. du lieu de Lussan d(ioce)ze d'uzes, de representer dans trois jours de la notiffication qui lui sera faite du present ordre, pardevant le Sr CHAMBON notre su(elegu)é a uzes, sa fille agee d'environ vingt ans ou de declarer ou justiffier en quel lieu elle est actuellement residente, pour ce fait ou faute de ce faire estre par nous ord(onn)é ce qu'il appartiendra. Fait a montpellier le 14 9bre 1745

 

M. le Comte de St FLORENTIN

Le 15 9bre 1745

En consequence de la lettre que vous m(e) f(ites) l'h(onneur)de m('ecrire) le 5 de ce mois, je feray constraindre le Sr GIDE religionnaire du lieu de Lussan diocese d'usez par les voïes prescrites par les edits et declarations, à faire revenir sa fille de Berlin, où il l'a envoyée sans permission et lors que quelqu'autre relig(ionnai)re de cette province tombera dans le meme cas, et que les juges ordinaires garderont le silence j'auray l'h(onneur) de vous en rendre compte comme vous m'en chargés et de vous demander vos ordres.

J'ay celuy d'etre

LENAIN

 

 

 

 

Verbal

 

L'an mil sept quarante cinq et le vingt jour du mois de novembre ???? pardevant nous Joseph CHAMBON avocat au parlement lieutenant particulier en la senechaussée d'Uzès commissaire subdelegué de Monseigneur l'Intendant et dans nostre maison d'habitation audit Uzes a onze heures du matin.

A comparu Sr Estienne GIDES facturier habitant du lieu de Lussan, lequel nous a dit quil se presente devant nous pour satisfaire a l'ordonnance de mond(it) seigneur l'intendant du quatorzieme de ce mois qui lui a été notiffiée le jour d'hier.

Sur quoy nousd(its) commissaire subdelegué avons engeoint aud(it) GIDE de nous representer Anne GIDE sa fille agée de vingt ans ou de nous declarer et justifier en quel lieu elle est a present  residente, sy elle est sortie par permission du Roy, de M. lle commandant de la province ou de mond(it) seigneur l'Intendant, depuis quel tems elle est partiee et avec qui.

Led(it) GIDE par le serment que nous lui avons fait prester la main mize sur les S(ain)tes Evangiles a dit quil y a environ un mois qu'estant allé en la ville de Nismes pour les affaires de son negoce a son retour il reconnu que sa fille nommée Anne agée de vingt quatre ans manquait dans la maison. Et s'estant informé ou elle estoit allée, son fils ainé lui dit que sa sœur avoit profité de son absence pour sevader qu'elle etoit partie d'abord après avec le nommé PRADIER menager et BLISSONNE belle-mère dud(it) PRADIER du lieu de la Bastide de Lirac dioceze de Viviers, ou elle avoit été les joindre pour aller a Berlain en Prusse. ???? son oncle frere dud(it) GIDES qui est etably depuis près de cinquante ans et y jouit des biens considerables et qui n'a point d enfans pour tacher sans doute de participer a sa succession. Lad(ite) Anne sa fille se plaignant que led(it) GIDES son pere ne vouloit pas consentir a son etablissement dans les circonstances presentes ou les religionnaires ne font pas difficulté de faire bennir leurs mariages au desert ce que led(it) GIDES nous assure avoir toujours fort improuvé, ne scachant pas dailleurs que sad(ite) fille ay en aucune permission de passer au païs etranger, ni du Roy, ni de Mg. L'intendant.Led(it) GIDES nous ayant assuré n'avoir receu aucune letre de la part de sad(ite) fille ni de celle de sond(it) frere, suposant par la qu'elle ne doit pas etre arrivée en lad(ite) ville de Berlain, que lors quil en recevra il nous les communiquera, ne desirant rien tant que de faire revenir sa fille auprès de lui. Laquelle lui estoit dun grand secours pour son commerce.

Et de tout ce dessus noud(it) com(misair)e subdelegué avons dressé nostre present verbal pour etre envoye a mond(it) seigneur lintendant et etre ordonné ce qui sera de de son bon plaisir, s'estant led(it) GIDES signé avec nousd(it) com(mmissair)e et nostre greffier les ans et jour susdit

                                                                       GIDE

                                                                       CHAMBON sub(dele)gué

                                                                       FRANCOIS gref(fier)

 

                                                                       Ainsi procedé

                                                                       CHAMBON sub(dele)gué

 

A uzes le 22 9bre 1745

Monseigneur

J'ay l'honneur de vous envoier cy joint la reponse que le nommé GIDE de Lussan a prete devant moi, en execution des ordres que je lui intimay de votre part ainsi que vous m'avies fait l'honneur de m'en charger.

Vous trouveres sans doute Monseigneur que cette reponse n'est point relative a celle qu'il me fit en premier lieu et dont j'eus l'honneur de vous rendre compte en vous informant de la mauvaise conduite de ce particulier qui m'a dit que les questions que je lui fis alors l'auroient deconcerté mais que cette reponse qu'il affirmoit par serment etoit tres sincere et qu'il etoit en etat de justifier la verité par le temoignage de plusieurs personnes irreprochables et principalement par celui du prieur du lieu et qu'il ne desiroit rien tant que d'etre obligé de rappeller sa fille d'un paÿs ou elle etoit allée contre son consentement ainsi qu'il l'auroit dit dans sa reponse.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur.

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

 

M. CHAMBON

                                                           Le ?? Xbre 1745

J'ay receu M. avec la lettre que vous aves pris la peine de m'ecrire le 22 du mois dernier, le proces verbal y joint contenant lad(ite) reponse du Me GIDE de Lussan au sujet du voyage de sa fille a Berlin je vous avoue qu j'ay eté etonné de voir une si grande contradiction tenue ce que ce particulier nous a declaré le 15 8bre et les reponses qu'il a faites suiv(an)t le proces verbal que vous m'aves adressé comme il convient de s'assurer positionnement de la verité, je vous prie d'en rien negliger pour etablir la preuve du consentement donné par le Me GIDE au voyage de sa fille et de m'informer de ce que vous aures fait

LENAIN

L'an mil sept cent quarante cinq et le samedi quatrieme jour du mois de decembre ___ pardevant nous Joseph CHAMBON comm(issai)re subdelegué de monseigneur l'intendant au departement du dioceze d'uses et dans notre dom(ici)le a trois heures apres midy.

Avons mandé venir Sr Joseph BORIE fermier du poidz et courtage de cet ville, auquel nous avons fait prester serment la main mise sur les Stes evangiles et interpellé de nous dire et declarer s'il n'est pas memoratif de la conference que nousd(its) comm(issai)re subdelegué eumes en sa presence avec le nommé GIDES de Lussan, a l'occasion de la sortie de sa fille hors du roiaume sans permission.

Led(it) Sr BORIE par le serment qu'il vient de preter nous a dit estre bien memoratif, qu'environ la my octobre dernier, led(it) GIDES ayant posté de la marchandise pour pour vendre et refusant d'en payer les droits du poids et courtage le deposant nous en porta plainte en qualité de lieutenant de maire sur laquelle nous aurions envoyé PUECHEGUT l'un des vallets de ville pour citer led(it) GIDES devant nous, lequel ayant comparu dans la presente maison, et apres qu'un chacun eu exposé ses raisons et que le jugement fut rendu, il entendit que nousd(it) com(missai)re subdelegué questionnames led(it) GIDES sur ce que sa fille estoit passée au païs etranger a quoi led(it) GIDES repondit qu'il etoit vray que sa fille estoit allée dans le païs etranger joindre son oncle et nousd(it) comm(issair)e sub(dele)gué ayant alors demandé aud(it) GIDES s'il avoit eu une permission ou un passeport pour la faire sortir, led(it) GIDES repondit qu'il n'avoit pas cru cela necessaire ajoutant que l'un de ses fils estoit bien sorty de meme, et qu'il estoit revenu en France sans qu'on luy eut fait aucun cas estant actuellement a Paris aupres du Sr REY son oncle maitre d'hostel ches mad(am)e de BOUVILLE, le deposant s'estant ensuite retiré ne fut pas ameme d'entendre autre chose de notre conversa(tio)n avec led(it) GIDES, apres quoy nousd(it) comm(issai)re subdelegué avoit fais faire lecture par notre greffier aud(it) BORIE de tout ce dessus il y a persisté et signé

BORIE

CHAMBON sub(dele)gué

FRANCOIS gref(fier)

Avons ensuite mande venir Gabriel PUCHEGUT valet de ville dud(it) uses auquel avons fait prester serment la mize sur les Stes evangiles et interpellé de nous dire et declarer, s'il n'est pas memoratif de la conference que nousd(it) comm(issai)re subdelegué eumes en la presence avec le nommé GIDES du lieu de lussan a l'occasion de la sortie de sa fille hors du royaume sans permission.

Led(it) PUCHEGUT par le serment qu'il vient de preter nous a dit etre bien memoratif qu'environ ma my octobre dernier, led(it) BORIE fermier du poids et courtage de cete ville nous ayant porté plainte en qualité de lieutenant maire contre le nommé GIDES du lieu de Lussan qui refutoit de payer le droit pour certaine quantité d'estame qu'il avoit vendu; le deposant aurois eté chercher par notre ordre led(it) GIDES pour l'entendre sur la plainte dud(it) BORIE, et après la decision de ce different le deposant entendit que nousd(it) commissaire subdelegué demandions aud(it) ou estoit allée sa fille a quoi led(it) GIDES repondit qu'elle estoit partie pour aller au païs etranger voir un de ses oncles qui y est etably et alors nousd(it) comm(issai)re subdelegué continuant d'interroger led(it) GIDES nous lui demandames s'il avoit obtenu pour sa fille un passeport a quoi il repondit que non et qu'il ne croyoit pas que cela fut necessaire mais parce qu nous lui reprochions d'avoir confié sad(it) fille a des gens inconnus il repliqua qu'il l'avoit remise a un honnete homme pour la conduire et que s'il ne l'avoit pas connu tel il ne l'a lui auroit pas livrée, le deposant n'ayant pas entendu nommer la personne a qui led(it) GIDES avoit confié sa fille. S'estant retiré avant la fin de cete conversation apres quoy nousd(it) comm(issai)re subdelegué avons fait faire lecture aud(it) PUCHEGUT par noster greffier, de tout le contenu ci-dessus il ya persisté et n'a seu signer de ce interpellé.

CHAMBON sub(dele)gué

FRANCOIS gref(fier)

 

A uzes le 6 decembre 1745

Monseigneur

Pour etablir la preuve du consentement que le nommé GIDE du lieu de Lussan a donné a la sortie de sa fille hors du royaume, j'ay l'honneur de vous envoier, cy joint une information sommaire de deux temoins, presens a ce qui se passa ches moi a ce sujet: c'est la voye la plus sure que j'ay pû prendre pour vous assurer positionnement de la verité d'un fait que led(it) GIDE a pris soin de cacher dans la reponse qu'il preta devant moy le 21 du mois dernier.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

 

 

Monseigneur.

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

 

M CHAMBON

                                   Le 15 Xbre 1745

Sur l'enquete sommaire que vous m'aves adresser M. le 6 de ce mois concernant l'evasion de la fille du Sr GIDE dud(it) lieu de Lussan, j'ay rendu l'ord(onnan)ce ci jointe par laquelle j'ay cond(amn)e en 6000tt d'amende, je vous prie de la luy faire signiffier et de tenir la main a son execution.

LENAIN

 

 

 

 

Jean LENAIN chevalier baron  d'Asfeld conseiller du Roy en ses conseils, maitre des req(ue)tes ord(inai)res de son hostel, intendant de justice police et des finances en la province de languedoc.

Veu l'article quatre de la declaration du Roy du 16 may 1724 portant defenses a tous ses sujets N.C. d'envoyer elever leurs enfant hors du roiaume a moins qu'il n'en ayent obtenu la permission de sa M(ajes)te a peine en cas de contravention d'une amande qui sera reglée a proportion des biens et facultes des peres et meres desd(its) enfans et qui neanmoins ne pourront etre moindre que de la somme de six mille livres laquelle sera continuée pour chaque année que lesd(its) enfans y demeureronten païs etranger au prejudice desd(ites) ensemble les ordres du Roy avons adresses par M. le comte de St FLORENTIN le 5 9bre dernier et enquete sommaire faite en consequence de nos ordres par le(sieur) CHAMBON notre subdelegué a uzes le quatre du present mois par laquelle il conste qu led(it) Estienne GIDES religionnaire facturier du lieu de Lussan a envoyé Anne GIDES sa fille a Berlin sans aucune permission.

Nous pour la contravention comise par led(it) GIDES aux susd(ites) desfenses l'avons en conformité des ordres du Roy avons adresses condemné et condemnons en six mille livres d'amande payable entre les mains du Sr de LARROC receveur general des amandes prononcées contre les N.C. de cete province huitaine après la signification de la pr(esen)te ord(onnan)ce. A quoy faire led(it) GIDES sera contraint par etablissement de garnison d'un cavalier de la marechaussée a raison de quatre livres par jour, ordonnons qu'il sera tenu de representer lad(ite) Anne GIDES par devant led(it) Sr CHAMBON nostre subdelegué dans trois mois pour tout delay, sous peine de pareille amende et de plus grande peine s'il y echoit.

Enjoingnons aud(it) Sr CHAMBON de tenir la main a l'execution de la presente ord(onnan)celaquelle sera leüe publiée et affichée par tout ou besoin sera. Fait a Montpellier le dixieme decembre mil sept cent quarante cinq.

Signé LENAIN

 

 

 

 

 

 

L'an mil sept cent quarante cinq et le vingtdeuxieme jour du mois de decembre avant midy par moy Jean MERCIER huissier au senechal d'uzès y h(abi)tant soub(sig)ne l'ordonn(an)ce __ _____ en ci dessus a eté [inthimée] et signifiée a Sr Estienne GIDES facturier h(abi)tant du lieu de Lussan par ____ luy meme trouvé fortuitement aud(it) uzes et a ycelluy fait comman(demen)t d'y obeïr selon en la forme et teneur et a fin qu'il ne l'ignore lui en ay laissé copie et de cet exploit _ fin de ce

MERCIER

 

 

A uzes le 24 decembre 1745

Monseigneur

Le nommé GIDE du lieu de Lussan, porteur de la lettre que j'ay l'honneur de vous ecrire, va se jetter a vos pieds pour implorer votre clemence sur la peine qu'il a encourüe en fesant passer sa fille dans les pays etrangers; il est disposé a faire toutes les soumissions que vous voudres exiger de luy

Plusieurs personnes de caractere et en particulier mr TRINQUELAGUES sindic m'ont rendu de fort bons temoignages sur son compte et c'est a leur sollicitation que j'ay l'honneur de vous rendre ce qu'il m'est venu de leur part de plus avantageux sur les bonnes vies et mœurs dud(it) GIDE, qui n'a commis cette faute que par pure ignorence et pour se procurer des biens que son parent possede a Berlin et nullement pour se rendre desobeissant envers le Roy ainsi que ces personnes me l'ont assuré

Je n'ay cependant pas laissé Monseigneur que de lui faire signifier le 22 de ce mois votre ord(onnan)ce et sur les ordres que vous m'en donneres, j'en pousuivray l'execution apres la huitaine.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur.

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

A Monseigneur LENAIN

Intendant en la province du

Languedoc

Suplie humblement Estienne GIDE cardeur de laine du lieu de Lussan diocese d'Uzès vous remontre qu'il est tres pauvre et chargé d'une nombreuse  famille; qu'il a un frere vieux et infirme etably a Berlin depuis plus de quarante ans qui n'a point d'enfant et qui a des biens considerables; il y a long temps qu'il solicite le supliant de luy en envoyer un des siens a quoy il n'a jamais voulû consentir; Mais Anne GIDE sa fille ainée, vivement sollicitée par son oncle de venir auprés de luy et voyant l'opposition du supliant qu'elle fit ce voyage, prit le temps qu'il etoit absent pour quitter la maison et aller a berlin joindre cet oncle, et quoy qu'en cella le supliant ne soit dans aucun tort puisque lad(ite) Anne GIDE sa fille a quitté sa maison sans son ordre et sa participation, qu'il voit avec regret et avec beaucoup de chagrin que par une desobeissance outrée cette fille a fait ce voyage; il a encore la douleur de voir que votre grandeur par son jugement du 17eme du mois qui luy a esté signiffié le 22 suivant vous l'avez condamné entre autre chose en une amande de six mille livres payable dans huitaine, et a representer sa fille dans trois mois, quand a cette derniere disposition le supliant pour y satisfaire a donné les ordres les plus pressents pour faire revenir sa fille, mais quand a l'amande il doit etre de votre justice et de votre charité de l'en decharger a quoy vous ne fairés Monseigneur aucune difficulté s'il vous plait de conssiderer 1° que lad(ite) Anne GIDE est allée a Berlin sans son ordre et sa participation, 2° que cette fille n'a pas meme eu en veüe de vouloir desobeir aux ordres du Roy mais bien de se procurer quelques biens de son oncle voyant le supliant son père hors d'estat de luy donner aucun secours 3° qu'il est hors d'etat de payer cette amande etant comme il l'a déjà observe extremmement pauvre, et enfin parcequ'il se donne tout les soins possibles pour faire revenir sa fille sous les ordres et l'obeissance de sa majesté, dans ces circonstances il a recours a votre grandeur

A ces cause veu la coppie de votre jugement dud(it) jour 17 Xbre il vous plaira Monseigneur de vos graces decharger le supliant de l'amande contre luy prononcée et en cas de difficulté ordonner qu'il sera sursis a l'execution dud(it) jugement pour le payement de lad(ite) amande pendant trois mois dans lequel delay il faira revenir sa fille, conformement aud(it) jugement pour etre ensuite prononcé par votre grandeur sur la decharge de lad(ite) amande et faire justice.

 

 

 

 

 

 

Nous soubsignes prieur, vicaire, juge, consuls et principaux habitants du lieu de Lussan certifions a tous quil appartiendra que les biens d'Estienne GIDE cardeur de laine dudit Lussan constituent en la moitié d'une maison ou il habite, en trois petits cantons de terre , vigne et un petit pré de la contenance dune emine le tout pouvant etre de valeur d'environ 450tt certifions aussi que le dit GIDE fait carder et paigner de laine une petite quantité dont il fait destame pour les fabriquans en bas quil vend ensuite a Nismes ou a Uzes au moyen dequoy il fait subsister sa famille composee d'une femme et de six enfants. Certifions de plus que divers prieurs de Lussan a la personne desquels il a toujours été attaché lui ont donné en afferme une portion de leur dixme pour l'aider a élever ses enfants en foy de quoi nous l'avons fait et signé le present a Lussan le huitieme janvier mil sept cent quarante six.

DEMASSIP prieur de Lussan        ARMAND prieur de Valcroze compté de Lussan

CASSAN vicaire de Lussan           BRUGUIER

BONNET juge                                  CAMROUX                           CROUZET

PRADE consul                                 CHASTANIER                      ROUX

BRUGUIER                                       REVERGAT                         ROSSIERE

BRUN                                                GUIRAUD                             GAUSSEN

GUIRAUD                                                                                        GUEIDAN

 

 

 

 

M.    CHAMBON

le 9 7bre 1746

vous avez connaissance M. de l'ord(onnan)ce par laquelle j'ay cond'amn)é le 17 Xbre dernier le Me GIDES du lieu de Lussan en 6000tt d'amande pour avoir envoyé Anne GIDES sa fille a Berlin sans permission avec injonction de vous representer cette fille dans trois mois sous peine de pareille amande comme je n'ay eu aucune de vos nouvelles sur cette affaire je vous prie de me marquer si le Me GIDES a executé mon ordonnan)ce.

LENAIN

 

 

 

A uzés le 12 septembre 1746

Monseigneur

le nommé GIDES du lieu de Lussan qui auroit envoié sa fille a Berlin sans permission ne me l'a point encore representée comme il etoit enjoint par votre ordonnace du 17 Decembre dernier.

Dans les differents avertissements que j'ay donné a ce particulier pour le presser de rappeller sa fille il m'a toujours assuré qu'il n'y avoit pas de sa faute dans le retardement que la difficulté des chemins en un tems de guerre et le danger d'exposer une jeune fille dans un voiage de long cours,avoient arreté l'execution de sa volonté; mais qu'avant la fin du mois d'octobre elle seroit rendüe chez lui et qu'il ne manqueroit pas de me la representer: c'est sur ses raisons Monseigneur que j'aurois differé de vous rendre compte de cette affaire.

CHAMBON

 

 

 

A Monsieur

Monsieur Estienne GIDE

manufaturie a Lussan

par Uzes

            a Uzes

franco wesel

            en languedoc

Mon tres cher frere

Je vient de récévoir une lettre duzes mois d octobre dernier mais je doutte quelle soit de vous par ce que ce nest pas ecrite du caractere de mon neveu votre fils et la signature paroit un autre main et le sein et tel an autan de letre Estienne GIDE vous me dites mavoir ecrit il y a deus mois au sujet de votre fille pour la faire revenir che vous et par la presente vous voulés scavoir le sujet de sont retardement cy elle est malade ou sy les guerres lon empechée pour malade elle ne le pas grace a Dieu elle se porte bien par raport a la gerre ou le bruit de guerre repandu dans cet pais de tout cote une fille prudante qui a de la sagesse comme elle a noseroit sesposer a un cy lon voyage amoin de rencontrer une ocasion favorable ce qui est fort dificile pour ne pas dire impossible dans le temps present dalieur quand je lui diray de sen aller je suis en droit de la faire quiter de ches moy et luy ordonner autant que je le puis de retourner ches vous mais comme je nay pas un droit absolut de la faire parvenir jusque che vous cy elle ne veut elle a de lage que les enfans peuvent chercher ce qui leur convien le mieux pour leur etablissement selon leur inclinaison daileurs lesperance quelle avet consu en sortant de France davoir ma succetion voiant que son frere sen etoit retourné peut bien etre encore la meme puis que je tire chaque jour sur ma fin et quelle espere de lavoir quand il plaira a dieu me retirer de ce monde naiant pas de plus proche quelle mais elle faira ce quelle voudra mais je ne me depouilleray pas dun bien que la providence ma acorde avant le temps puis que jen ay besoint a lage avance ou je suis voila ce que je puis vous en dire elle faira cet quelle voudra etant agée est sa maitresse et je ne scaurai lui rien prescrire sy elle ne veut je suis bien surpris que lon voudroit en France que de père produiroit des enfans quil les ont quite malgre eux et sant leur [aveu] pour chercher leurs mieux ou par caprice nous avons quantite de la junesse de ce pais qui son en France et autre pais que leurs père ou meres souhaiteroit quils revinsent mais il set contentent a leur ecrire ne pouvant les forcer a revenir sil ne veulent je vous diray quil y a quelque temps que je me trouva a boire le caffet avec l homme de chambre de Mr lanvoye de France et je luy raconte ce qui cete pase en France au suge de ma niece votre fille Il en feu fort surpris disant qune fille est plus inutille que utile a letat et autre chose au reste je vous diray que nous porton bien dieu soit loue je soite que la presente vous trouve en parfaite vous et toute votre famille que vous salueres de notre part de meme que tout vos baufrere et belle sœurs

Et suis votre affetione frere

Teophile GIDE

A Berlin ce 12e 9bre 1746

 

Mon frere vous aures la bonte de vous informer sy la femme de mr GUES marchand a uzes ?? ?? ????? et morte cette une FOUCAR de nimes on a dit a son frere qui et icy quelle et morte sen enfan il souhatere de scavoir comme elle a regle ses afaires et vous me feres plesir de me le marque la prochaine fois que vous mecrires

Notre neveu MARTINENCHE vous fait bien se compliment et vous prie de saluer ses frere de sapar de meme que ses oncle MARTINACHE et DELOUZE et leur famille sy vous ales a nime vous salueres Andre de sapar et vous lui dire quil set aquite de commission quil lavoit charge et que sil aves seu son adresse lui aure ecrit.

Mon frere ne soyes pas fache sy je ne vous ay pas ecrit par rapor a la recetion du vin que vous me fites le plaisir de menvier je lay receu en son temps et fort bon don je vous suis bien oblige si vous ment voulies faire un pareil envoit vous me feries pesir rt surtout sy vous pouviez avoir 2 pice comme une que vous maviez envoie il y 2 an et marquer T? et le autre a votre marque sy vous le pouves faire vous me marqueres dabort ce qui vous aurat conte et je vous envoieray sito par une letre de change avec ce que je vous suis redevable ancore je suis fache de navoir pas pu vous lanvoier plutôt faute docazion vous faires bien nos compliment a notre sœur ROUX de meme qua notre baufrere son mary vous lui dires que monr VALIS lui en voiera set dont lui et redevable sito que locazion san presentera et moy meme je tacheray de lui pouvoir faire tenir jan ay de ja la plus grose partie mr VALIS ma charge de vous faire ses compliment a tous.

1 ligne non lisible: déchirure

Par de vers vous ?? monsieur et mademoiselle LACROIS de nimes qui son arive jay il i a environ 15 jour vous prie de faire de compliment a la veve de ROUX et quelle et bien fachée de ne lavoir pas enbrasée avant de partir de meme que sa couzine Janeton "vous la salueres ausy de notre pard de meme que monsieur PESCHAIRE et toute sa famille.

 

 

M.    CHAMBON

le 15 Xbre 1746

vous m'avez marqué M. le 12 7bre dernier que le Sr GIDES du lieu Lussan avoit promis de vous representer sa fille qu'il avoit envoyer a Berlin dans le courant du mois d'8bre dernier; je vous prie de m'informer s'il y a satisfait.

LENAIN

 

 

 

A uzés le 19 decembre 1746

Monseigneur

Je n'avois pas perdu de vüe les engagements que le nommé GIDES du lieu de Lussan auroit pris pour representer dans le mois d'octobre dernier sa fille qu'il anroit envoiée a Berlin: j'etois prêt de vous informer de l'inexecution de sa promesse apres l'en avoir souvent prevenu, lors qu'il m'a appoté la reponse qu'il a reçu de son frere en datte du 12 novembre dernier, et que j'ay l'honneur Monseigneur de vous envoier cy joint qui justifie de ses diligences pour rappeller sa fille laquelle paroit pas disposée a se rendre aux instances reiterées de son pere qui m'a temoigné ressentir un vif chagrin de sa desobeissance car voilà la troisieme reponse qu'il reçoit dans le meme jour ce qui lui fait craindre que l'appat du bien de son oncle ne la retienne dans ce paÿs la au lieu de venir le retirer de l'embaras ou sa sortie du royaume l'a jetté, ne demandant pas mieux que d'avoir des expediens pour la contraindre a revenir.

CHAMBON

 

 

M. CHAMBON

Le 23 Xbre 1746

J'ay veu M. la lettre que vous aves pris le peine de m'ecrire le 19 de ce mois, et par celle qui y etoient jointe du frere du Me GIDES que sa fille n'est point dans le dessin de revenir dans le royaume, comme ce n'est que sur la promesse qu'il avoit faite de representer cette fille que j'ay suspendu l'effet de l'ord(onna)ceque j'ay rendüe contre luy, je vous prie de la faire executer sans menagement au moment que vous recevres cette lettre, au surplus il est inutile que Me GIDES s'excuse sur l'impossibilité ou il ou il est de faire revenir sa fille, parce que s'il n'etoit pas sur de son retour, il ne devoit pas la faire partir sans perm(issi)on.

LENAIN

A uzes le 26 decembre 1746

Monseigneur

Le nommé GIDES du lieu de Lussan auquel je manday au moment que j'eus reçu la lettre qu vous m'avait fait l'honneur de m'ecrire le 23 de ce mois qu'il eut a satisfaire a l'ord(onnan)ce que vous avies rendue conter lui le 17 decembre de l'année derniere et qui lui fut signifiée le 22 du meme mois sans quoi j'allois lui envier ______ de la marechaussée pour l'en contraindre, sur quoy il s'est presenté devant moi ce jourd'hui et m'a declaré qu'il se rendoit a montpellier pour y satisfaire me priant de ne point envoier chez lui la garnison dont il croit menacé, sur quoi j'ay suspendu toute execution.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur.

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

 

M. CHAMBON

Le Me GIDES de Lussan m'a remis M. le lettre que vous aves pris le peine de m'ecrire le 26 du mois d(ernie)r je veux bien luy accorder encore un delay de trois mois pour luy facilité les moyens de faire revenir sa fille de Berlin, mais faites luy entendre s'il vous plait que s'il ne me justifie dans ce delay du retour de sa fille je le feray metre en prison jusqu'à ce qu'il ait payé l'amende de 6000tt que j'ay prononcée contre luy           

LENAIN

 

 

 

A paris le 8 j(anvi)er

Oseray me flatter Monsieur que ma recommandation vous voudres bien accorder au nommé GIDE marchand fabriquant une diminution de l'amende a laquelle vous l'aves comdamné pour avoir fait sortir sa fille du royaume il l'auroit envoyee a un de ces freres qu'il l'auroit demander et dont il doit heritter mais il est tout pres d'executer vos ordres pour la faire revenir, mais come il y a 4 cent lieus de Berlin il vous suplie de voulloire bien luy accorder un plus long dellay j'ose me flatter que s'il est possible meme qu'il ne paye rien come il n'a fait cette faute que par ignorance de l'ordonnance cous voudres bien luy faire grace, il est frere de mon maistre d'hotel qu'il y a lontems qui est dans la maison et a qui j'ay fait espere quent faveur de l'ancienne conn____ vous accorderes quelques choses a mes instances, mr PORTAIL qui arrive dans ce moment me charge de vous dire bien des choses de ma part et ce joint a moy pour ma sollicittation, aite vous perdu pour toujours et vos ami ne peuvent ils esperer de vous revoir bientost dans ce pays cy en mon particulier je souhaite fort que vous soyer tenter de les venir voir je me flatterois d'en proffiter, j'ay l'honneur d'estre Monsieur vostre tres humble et tres obeissante servante

Ch de BOUVILLE

 

 

Mad(am)e de BOUVILLE

Je n'avais pas perdu de vûe Mad(am)e l'interet qu vous m'aves temoigné de prendre au Me GIDE du lieu de Lussan dont la fille est passe a Berlin sans permission et je luy ay accordé avec plaisir tous les delays qu'il a demandés pour la faire revenir par rapport a la protection dont vous voulés bien l'honnorer je feray suspendre encore comme vous le desirés pend(an)t quatre mois les poursuites qu'on doit faire contre luy, afin de luy donner le temps de faire revenir sa fille, il est indiferent qu'elle revienne a Paris ou en Lang(uedo)c mais il est indispensable qu'elle rentre dans le royaume. Je seray toujours egalement charmé des occasions ou je pourray vous donner des preuves de devoue(men)t et un respect infiny avec lequel j'ay l'honneur d'estre Mad(am)e.

 

 

A paris le 8 mars

Permetté moy Monsieur d'implorer encore vos bontés en faveur du GIDE je say qu'il c'etoit engagé de bonne foy a faire revenir sa fille aupres de luy come vous luy avié ordonné, cette fille est majeur, et ce trouvant aupres d'un oncle dont elle attent une succession considerable, quelque chose que l'on ait fait pour l'engager a remplir les engagements de ses parants, elle n'a pas vollu entendre, on travaille meme a paris pour l'y attirer, elle a un frere qui a demeuré chés moy et qui a fait abjuration il y a quelques mois, peut etre a la fin ce laissera t'elle persuader mais la grace que je vous demende aujourduy c'est d'empecher les poursuites que l'on fait contre le père qui est un homme agé chargé de 7 enfants et qui ne peut rien malgré son autorité sur sa fille, je say que les 3 mois que vous avés prescrit pour son retour sont pres de se d'expirer, je vous demende encore du répit car je n'ose vous en demander daventage, mais si il etoit possible d'obtenir que vous voullussié bien assoupir cette affaire je vous en auroi une obligation proportionné aus service que vous vous vouderé bien me rendre dans cette occasion, et elle seroit bien sincere j'ay l'honneur d'estre Monsieur vostre tres humble et tres obeissante servante      Ch de BOUVILLE

 

 

 

A paris le 18 mars

Je ne sçaurois refuser de vous presenter monsieur ce mémoire, je [desire] fort qu'il vous soit possible d'avoir compassion de ce pauvre homme, je connoit votre justice et votre bon cœur pour les malheureux, dieu veuille que ma demande et mes desirs soient selon la justice

Je vous honnore infiniment monsieur et je suis tres parfaitement votre tres humble et tres obeissante servante                 La Marechale de GRAMONT

 

 

Mémoire

Estienne GIDE de Lussan en Languedoc chargé de 7 enfants qu'il fait subsister avec peine de son travail n'ayant pas 500tt de bien fonds, et depuis longtems un frere etably a Berlin en Prusse où il a fait une espece de fortune, fort agé, incommodé et sans enfants ce qui a été cause qu'une des filles du supliant agée de plus de 25 ans s'est rendüe auprès de son oncle a Berlin pour tacher de proffiter de sa succession.

Elle a peine arrivée a Berlin, que monseigneur l'intendant de Languedoc rendit une ordonnance qui condamne le supliant en 6000tt d'amende sous pretexte d'avoir laissé sortir sa fille du royaume sans permission jusqu'au paiement de laquelle il auroit chez luy vu garde de Mareschaussée a raison de 4tt par jour.

Le supliant se rendit auprés de m(onsei)g(eu)r l'intendant luy exposa sa misere et les motifs de sa fille sur ses representations l'amende de 6000tt a été reduite a 200tt et demeura chargé de faire revenir sa fille.

Le supliant a paié les 200tt mais il luy a été impossible de faire revenir sa fille quoy qu'il a été ecrit et communiqué a son frere l'ordre qu'il auvoit et les peines qui devoient suivre l'inexecution de cet ordre.

Le supliant a communiqué au subdelegué de m(onsei)g(eu)r l'intendant la reponse se son frere et les demarches qu'il auroit fait pour faire revenir sa fille et qui etant parvenu a sa connaissance il a ordonné l'execution de son ordonnance et condamné le supliant a payer les 6000tt y contenu.

Sur la representation du supliant de l'impossibilité de faire revenir sa fille m(onsei)g(eu)r l'intendant luy a accordé 3 mois de delay pour la faire revenir sous peine de prison. Dans cette triste situation le supliant resident dans un village de province qui ignore si sa fille avoit besoin d'une permission pour sortir du Royaume chargé de famille qu'il est hors d'etat d'entretenir, semble n'etre pas dans le cas précis de l'ordonnance du Roy qui porte peine de 6000tt d'amende dans le cas ou les parens envoyent leurs enfants dans les paÿs etrangers pour y etre elevés, et que c'est icy une fille elevée en France agée de plus de 25 ans qui sort du Royaume de son propre mouvement qui n'a aucun bien a esperer de son père et qui trouve une fortune audessus de ses esperances.

Le supliant implore la protection de Monseigneur l'intendant pour qu'il luy plaise de decharger de l'amende de 6000tt eu egard a ce qu'il a paié celle de 200tt a quoy elle avoit été reduite, qu'il n'est pas le maitre de faire revenir sa fille et qu'il est chargé d'une nombreuse famille qui ne subsiste que de son travail.

 

 

 

A uzes le 22 mars 1747

Monseigneur

Le nommé GIDES du lieu de Lussan auquel vous accordates le 4 janvier dernier un delay de trois mois pour lui faciliter les moiens de faire revenir sa fille de Berlin est venu me representer que quoi qu'il ait ecrit plusieurs lettres tres pressentes a sa fille il n'en a cependant encore reçu aucune reponse ce qui lui fait craindre de ne pouvoir la representer dans le tems prescrit en sorte qu'il demande, Monseigneur, un renouvelement de delay se persuadant que sa fille qui n'a sans doute pû s'exposer dans un voiage de long cours en tems d'hiver profiter infailliblement de la belle saison pour se rendre aupres de lui suivant les ordres qu'il lui en a tres expressement donnés et qu'il reitere de nouveau c'est sur quoi Monseigneur j'executeray les ordres que vous jugerez a propos de me donner.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

Le 31 mars 1747

Lors que j'ay receu M. la lettre que vous aves pris la peine de m'ecrire le 22 de ce mois j'avais accordé un nouveau delay de quatre mois au Me GIDE de Lussan faciliter les moyens de faire revenir sa fille de Berlin ainsy je vous prie de faire suspendre toutes poursuites pendant ce temps la.

 

 

 

Mad(am)e la mareschalle de GRAMONT

A Paris

Le 31 mars 1747

Mad(am)e

J'ay receu avec la lettre que vous m'aves f(ait ) l'h(onneur) de m'ecrire le 18 de ce mois, le memoire qui vous a eté remis au nom du Me GIDES du lieu de Lussan dont la fille est passee a Berlin sans p(ermissi)on j'ay déjà accordé plusieurs delays a ce particulier depuis la cond(amnati)on que j'ay prononcee contre luy, afin de luy faciliter les moyens de faire revenir sa fille, et j'ay donné ordre depuis quelques jours de suspendre encore pendant quatre mois toutes poursuites dans la meme vüe, ainsy j'ay prevenu Mad(am)e ce que vous me temoignés [devoir] je seray toujours egalement charmé de concourir a ce qui pourra vous etre agreable et vous marquer le respect infiny avec lequel j'ay l'h(onneur) d'estre Mad(am)e

LENAIN

 

 

A Paris le 19 avril 1747

Monsieur

Je ne puis me dispenser d'avoir l'honneur de vous écrire pour vous suplier de vouloir bien faire cesser les poursuites qui sont faites en vertu d'une ordonnance rendüe par vous Monsieur, contre le Sr Etienne GIDE de Lussan pour raison de ce que sa fille sans permission c'est rendue auprés de son oncle qui est à Berlin pour tacher de profiter de sa succession.

Vous voulez Monsieur que le Sr GIDES fasse revenir en France, la misere dans laquelle il se trouve et l'impossibilité où il est d'obliger sa fille de se priver par son retour aupres de lui des seuls avantages qu'elle peut esperer le mettent dans une satisfaction si digne de clemence que j'ose esperer que vous voudrez bien y avoir egard et le laisser tranquille.

Je vous auray Monsieur, une obligation particuliere des egards que vous voudrez bien avoir pour ce que j'ay l'honneur de vous demander et je vous suplie de me croire avec un attachement respectueux

Monsieur

Votre très humble et tres obeissant serviteur

Le baron le CHAMBIER

 

 

M. le comte de St FLORENTIN

Le 3 may 1747

J'eus l'h(onneur) de vous informer le 27 8bre 1745 que le Me GIDES relig(ionai)re du lieu de Lussan au dioceze d'uzés avoit envoyé sans permission une de ses filles a Berlin pour y voir un de ses parens dont il espere la succession et qu'il y avoit envoyé auparavant aussy sans passeport un de ses fils dans la meme intention lequel est revenu en France et s'est arreté a Paris vous me fites l'h(onneur) de me marquer le 5 9bre suivant de contraindre ce particulier par les voyes prescrites par les edits et declara(ti)on a faire revenir sa fille et que lorsque pareil cas se presenteroit et que les juges ordinnaires garderoient le silence l'intention et sa majesté etoit que je vous en rendis compte afin que vous puissiés me dresser ses ordres je rendis en conseq(en)ce le 17 decembre de la meme année une ordonn(an)ce par laquelle je condanay le Me GIDE conformem(en)t a l'article 4 de la declaration du Roy du 14 may 1724 en six mille livres d'amende avec injonction de representer sa fille dans trois mois ce particulier a fait dans le tems des diligences pour faire revenir sa fille mais inutillement ses parens dont il attend des biens considerables, la retiennent auprés d'eux et j'ay eté obligé de moderer a 200tt l'amende de 6000tt que j'avois prononcé contre luy par rapport a sa misere et condition neanmoins qu'il feroit toujours revenir sa fille sans quoy la moderation seroit nulle.

Le Sr GIDES a fait des nouvelles tentatives pour obliger sa fille a rentrer dans le royaume, je luy ay accordé en differens tems des delays a cet effet, mais il n'a pu encore y reussir, il est fortement protegé par plusieurs personnes de considera(ti)on et entre autres par M. le Baron le CHAMBRIER ministre du Roy de Prusse, qui m'a fait l'h(onneur) de m('ecri)re en sa faveur la lettre dont la copie est cy jointe, par laquelle vous verrés M. qu'il desire qu'on laisse ce relig(ionai)re tranquile, je luy marque une reponse que je ne puis rien a ce sujet et qu'il doit s'adresser a vous, ainsy M. j'attendray que vous vouliés bien me marquer vos intentions a cet egard. J'ay l'h(onneur)

LENAIN

 

 

 

M. Le Baron le CHAMBRIER

Ministre plenipotentiaire du Roy

de Prusse  a Paris

le 3 may 1747

Monsieur

J'ay recu la lettre que vous m'aves fait l'honneur de m'ecrire le 19 du mois dernier en faveur du Sr GIDE du lieu de Lussan dont la fille est passee a Berlin sans perm(issi)on j'ay déjà accordé plusieurs delays a ce particulier, depuis la cond(amnati)on que j'ay prononcee contre luy a fin de luy faciliter les moyens de faire revenir sa fille et j'ay donné ordre de puis peu de temps de suspendre encore pendant 4 mois toutes poursuites dans la meme vüe, mais il ne depend pas de moy M. de le dispenser entierrement d'obliger sa fille a rentrer dans le royaume c'est a M. Le Comte de St FLORENTIN qu'il doit faire ses representa(ti)ons a ce sujet et je ne puis qu'executer les ordres que ce ministre jugera propos de me donner.

Je vous supplie M. d'etre persuadé du desir sincere que j'auray toujours de concourir a ce qui pourra vous etre agreable, et vous marquer le respect avec lequel j'ay l'honneur d'etre.

LENAIN

 

 

 

A Versailles le 11 mai 1747

Le Sr GIDES, Monsieur, ne mérite aucune faveur il est coupable d'une double contravention aux ordonnances puisqu'il a en differens tems fait passer deux de ses enfans en pays étranger. Il ne seroit pas aujourd'hui dans l'impossibilité où il est de faire revenir sa fille de Berlin s'il ne l'y avoit pas envoyée. Je ne suis pas d'ailleurs bien convaincu de cette impossibilité et enfin la condescend(an)ce dont on useroit à son égard tireroit trop à conséquence, et il n'est pas moins de l'intérêt du Roi de sevir contre ceux qui lui feront perdre des sujets, qu'il est de l'intérêt des puissances étrangères de conserver ces mêmes  sujets et d'assurer l'impunité à ceux qui les leur procurent il est donc nécessaire que vous n'ayez aucun management pour le Sr GIDES je ne sait même si le Roi aprouveroit la modération d'amande que vous lui avez accordée puisque non seulement l'article 4 de la déclaration de 1724 ne laisse pas l'amande à l'arbitrage des juges au dessous de 6000tt mais encore qu'il ordonne que cette amande sera continuée par chacune des années pendant lesquelles les enfants demeureront en pays étranger cependant comme le Sr GIDES vous trouvant inflexible pourroit penser à se retirer auprés de sa famille à Berlin, vous sentez qu'il est essentiel de veiller sur ses demarches, et je croit inutile de vous le recommander.

On ne peut, Monsieur, vous honorer plus parfaitement que je le fait. 

ST FLORENTIN

 

 

M. CHAMBON

Le 21 mai 1747

Je me propose M. d'expedier incessam(ent) des ordres pour faire executer les cond(amnati)ons que j'ay prononcees contre le Me GIDES de Lussan et l'obliger a faire revenir sa fille de Berlin comme la rigueur avec laquelle ce particulier soit traité, pourroit l'engager a se retirer aupres de sa famille a Berlin, je vous prie de faire veiller secretem(en)t sur sa demanche et de prendre des mesures pour eviter son evasion.

LENAIN

 

 

M. le comte de St FLORENTIN

Le 22 may 1747

En consequence de la lettre que vous f(ait) l'h(onneur) de m'ecrire le 11 de ce mois je feray executer les cond(amnati)ons que j'ay prononcées contre le nommé GIDES du lieu de Lussan, pour l'obliger a faire revenir sa fille de Berlin, et je feray en meme temps veiller sur ses demarches, afin d'eviter qu'il ne sorte luy meme du royaume j'ay l'h(onneur)

LENAIN

 

 

Mad(am)e la mareschale de GRAMONT

En son hotel a Paris

Mad(am)e

Le 22 mai 1747

Depuis la lettre que j'ay eu l'h(onneur) de vous ecrire le 31 mars dernier concern(ant) le Me GIDES du lieu de Lussan dont la fille est passee a Berlin sans p(ermissi)on j'ay recu des ordres de M. le C(onseille)r de St FLORENTIN pour faire executer les cond(amnations) que j'ay prononcees contre ce particulier et l'obliger a la rigueur a faire revenir sa fille je vous supplie Mad(am)e de vouloir bien luy faire scavoir qu'il se mette promptement en regle a ce sujet parce que les ordres du ministre etant des plus precis, je ne puis point me dispenser d'en suivre l'execution et j'en suis tres faché par rapport a la protection dont vous voules bien l'honnorer

J'ay l'h(onneur) d'etre avec un respect infiny Mad(am)e

LENAIN

 

Idem a Mad(am)e de BOUVILLE en mettant Mad(am)e

dans la ligne et [disant] dans le cours du mois de mars dernier

 

 

 

 

A uzés le 24 may 1747

Monseigneur

Quoi qu'il n'ait pas lieu de craindre l'evasion du Me GIDES du lieu de lussan, contre lequel vous vous proposés d'expedier incessement des ordres pour faire executer les condamnations que vous avés prononcées contre lui et l'obliger a faire revenir sa fille de Berlin, je feray cependant veiller de pres sur ses demarches et je suivray en tout vos intentions. J'auray pourtant l'honneur de [vous] observer, Monseigneur, que le particulier est encore dans le delay des quatre mois que vous voulutes bien lui accorder le 31 mars dernier pour lui facilité les moiens de faire revenir sa fille.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

A Paris le 30 may 1747

Lorsque vous me fites l'honneur, Madame de me parler en faveur du nommé GIDES j'eûs celuy de vous répondre que j'avois écrit à M. l'Intend(en)t pour desaprouver la moderation qu'il luy avoit accordée; mais puisque cela a été fait, qu'il falloit du moins luy faire payer les 200tt à quoy l'amende avoit été réduite, et que nous verrions par la suite suivant les mouvements qu'il se donneroit pour faire revenir sa fille, si on pourroit uses d'indulgence à son égard. M. CHAMBRIER m'ayant donné depuis un nouveau mémoire en sa faveur, j'en ay rendû compte au Roy et sa M(ajes)té instruite des mouvements des religionnaires, et de ce que plusieurs sont même dans le dessein de passer en païs etranger, ou favorisent l'evasion de leurs enfants juge à propos que l'on fasse quelques exemples; ainsy il m'est impossible, malgré le desir que j'auroit de faire ce que vous souhaittés de pouvoir diminuer la peine que led(it) GIDES a encourüe j'ay l'honneur d'etre avec respect, Madame, vôtre très humble et très obeissant serviteur.

STFLORENTIN

 

 

A paris le 1er juin

Je suis bien sensible Monsieur a la marque d'attention dont vous avé bien voullu montrer en ne vollant rien faire au nommé GIDES sans m'en avertir sachent que je le protegois sur vostre lettre j'allay trouver Mr de St FLORENTIN qui [en n'evitte] me marquer estre dans l'atention de ne pas en agir a la rigueur, je me trompe c'etoit avent votre lettre reçu que j'y allay, parce qu'un des enfans du nommé GIDES qui est a Paris vint me trouver pour me dire que vous allié mettre son père en prison, ayant donc recu vostre lettre depuis ma visite a Mr de St FLORENTIN je luy [ecrivis] pour luy demander en grace de vous prier de ne point porsuivre ses miserables, et je joint issy sa reponse que je ne trouve pas trop [charitable] pour moy je croy qu'il entent faire payer les 200tt a cet homme qu'il croy qu'il n'a pas encore acquitté, enfin Monsieur vous aite juste et de plus obligent [issy] je m'en raporte a tout ce que vous feré, une des inquittudes du ministre est que cet homme ne passe luy meme dans le païs etranger, je l'ay rassuray la dessus, et je suis persuadé que malgré tout ce qu'il vous a mendé je vous en trouve quel qu'autre sur lequel on pû faire l'exemple qu'il [desire] il ne trouveroit pas mauvais, j'ay L'honneur d'estre Monsieur votre tres humble et tres obeissante servante.      Ch de BOUVILLE

 

 

 

 

Mad(am)e de BOUVILLE M. de requetes

En son hotel a PARIS

Le 9 juin 1747,

J'ay recu Mad(am)e avec la lettre que vous m'aves fait l'honneur de m'ecrire le 1er de ce mois, celle que M. le comte de St FLORENTIN vous a adressee concernant le Me GIDES du lieu de Lussan; celle que j'ay recüe de la part de ce ministre pour le meme sujet s'explique plus clairement puisqu'il me mande precisement de la part du Roy de faire les poursuites a la rigueur, contre ce relig(ionnai)re ainsy Mad(am)e je ne puis me dispenser d'honnorer ces ordres je me flate cepend(an)t que vous ne doutés point de l'envie que j'aurois de vous marquer dans cette occasion ma bonne volonté pour ce qui peut vous plaire et vous donner des nouvelles preuve du respect avec lequel j'ay l'honneur d'etre Mad(am)e

LENAIN

 

 

 

A uzés le 16 juin 1747

Monseigneur

Le Me GIDES religionnaire du lieu de Lussan qui avoit fait passer une de ses filles dans le paÿs etranger m'a donné avis qu'elle revenoit, et qu'il esperoit de la representer dans le courant du mois prochain, il me prie en meme tems de vous faire connoitre? Monseigneur, la sincerité de ses demarches pour que dans le cas ou le dernier delay que vous voulates bien lui accorder fut expiré avant le retour de sa fille vous voulies bien encore le lui prolonger jusqu'a la fin du mois de juillet prochain.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

 

 

Guÿ Louis Henrÿ marquis de

Valory Marëchal des camps et armées du

Roy, commandeur de l'ordre Royal et

Militaire de St Louis, Gouverneur de Rüe

Envoyé extraord(inai)re et ministre plenipotentiaire

De sa Majesté tres chretienne à la cour de

Prusse.

Nous certifions à tous qu'il appartiendra que la nommée Anne GIDE native de Lussan dioceze d'Uses s'est disposée a obeir à l'ordre que luy a donné son père de retourner en France; mais que des incommodités réelles, ainsi que des secours necessaires pour faire le voiage, l'en ont empêché jusqu'au 20 du present mois de juillet 1747, qu'elle m'a assuré devoir se mettre en route, en consequence prians Mr l'Intendant de Languedoc de vouloir avoir égard au present certificat que nous n'avons pû réfuses à la sus nommée, pour luy servir en ce que de besoin est; en foy de quoy nous avons signé le present de notre main, fait apposer le cachet de nos armes et contre signer par l'un de nos secretaires à berlin ce 8eme juillet 1747

VALORY

 

 

 

A uzés le 28 juillet 1747

Monseigneur

Le Me GIDES du lieu de Lussan dont la fille etoit sortie du Royaume sans permission, m'a fait remettre le certificat que j'ay l'honneur de vous envoier cy joint et qui vous est adressé par M. de VALORY envoié extraordinaire a la cour de Prusse: GIDES se persuade que vous voudrez bien y avoir egard et que vous ne prononceres pas contre lui, Monseigneur, les peines qu'il pourroit avoir encourües par le retardement du retour de sa fille, qui a de justes raisons pour differer son depart.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

M. CHAMBON

Le 31 juillet 1747

J'ay receu M. avec la lettre que vous aves pris la peine de m'ecrire le 28 de ce mois, le certificat que M. de VALORY a donné a la fille deu Me GIDES par lequel il parroit qu'elle se dispose a revenir dans le royaume, je suspendray en conseq(uen)ce l'exp(editi)on des ordres que je me proposois de donner contre son père mais je vous prie d'avoir attention de m'informer de l'arrivee de cette fille au lieu de Lussan

LENAIN

 

 

 

 

 

 

Lussan Mr Estienne GIDE.                                               Strasbourg ce 12 aoust 1747

Monsieur

Mademoiselle GIDE votre fille est arrivée hier en cette ville par le chariot de Poste, ____ d'un passeport de Mr de VALLORY ministre de France a Berlin, qu'on a fait metre la datte a la chancellerie de cette ville, elle part mardy mattin pour Paris par le carosse, comme elle nous a [ette] recommandé de Berlin, elle nous prie de vous le marquer, elle ce porte bien et nous charge de bien et compliment et salutation pour la maison en quoy nous n'avons voullue manquer et de vous assurer que nous sommes,

Monsieur

Vostre humble

M??ll??t BRAUN

Elle vous prie de luy escrire chez son oncle a Paris, afin qu'elle trouve de vos nouvelles a son arrivée a PARIS

 

 

A uzés le 28 aoust 1747

Monseigneur

J'ay l'honneur de vous envoier cy joint une lettre que le Me GIDE du lieu de Lussan m'a fait remettre, par laquelle il paroit que sa fille qui auroit passé sans permission dans les pays etrangers est de retour en France; et qu'elle va a paris, ou l'on m'a donné avis quelle feroit quelque sejour aupres d'un de ses oncles qui y est etabli.

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

M. le Comte de St FLORENTIN

Le 1er 7bre 1747

Sur le compte que j'eus l'honneur de vous rendre le 3 may dernier d'une lettre que M. le Baron le CHAMBRIER ministre du Roy de Prusse m'avoit ecritte pour demander de ne faire aucune poursuite pour obliger le né GIDES du lieu de Lussan d(ioce)ze d'uzés a faire revenir sa fille de Berlin ou il l'avoit envoyée sans p(ermissi)on, vous m'avés marqué le 11 de même mois que ce particulier ne meritoit point de faveur et qu'il etoit necess(ai)re que je n'eux aucun menagen(en)t pour luy, je luy ay fait scavoir en conseq(uen)ce vos intentions, sur quoy il m'a demandé un nouveau delay poue faire revenir sa fille, je n'ay pas crû devoir le luy refuser pour la d(ernie)re fois et il vient de me justiffiee que sa fille est arrivée le 11 du mois d(erni)er a Strasbourg munie d'un passeport de M. de VALORY, et qu'elle a deub partir le 15 de la même ville pour se rendre a Paris ou elle doit faire quelque sejour auprés d'un de ses oncles qui y est etably.

J'ay l'honneur.

LENAIN

A Versailles le 12 7bre 1747

J'ay reçû, Monsieur, la lettre par laquelle vous m'informez du retour de la Delle GIDE en France. l'evenement justifie que son pére étoit bien le maitre de la faire revenir, et qu'il ne l'auroit jamais fait si l'on avoit usé d'indulgence envers lui au reste pour prevenir toute surprise je vous prie de lui faire demander et de me marquer le nom et la demeure du parent chez lequel sa fille doit sejourner à Paris.

On ne peut, Monsieur, vous honorer plus parfaitement que je le fais

STFLORENTIN

 

 

M. CHAMBON

Le 20 7bre 1747

Il est necessaire M. que je sois informé du nom et de la demeure du PARENT chez lequel la fille du Sr GIDES de Lussan doit séjouner a Paris. Je vous prie de prendre promptement ces eclaicissem(ent)s et de m'en faire part.

LENAIN

 

 

A uzés le 25 septembre 1747

Monseigneur

Consequemment a la lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'ecrire le 20 de ce mois, j'ay celui de vous informer que la fille du Me GIDES doit sejouner a Paris ches le Sr REY son oncle, maitre d'hotel de Mme de BOUVILLE conseillere d'etat demeurant dans l'ille St Louis: et au cas cette Dame ne fut point encore de retour de ses terres, la fille de GIDES doit se rendre ches le Sr VESON marchand epicier rüe montmartre pres le grand egout

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

M. le Comte de St FLORENTIN

Le 29 7bre 1747

En consequence de la lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'ecrire le 12 de ce mois je me suis informé du nom de la demeure du parent chés lequel la fille du Sr GIDE qui est revenüe en France, doit sejourner a Paris, elle doit se rendre auprés du Sr REY son oncle Mr d'hotel de madame de BOUVILLE maitresse des requetes demeurant dans l'ille St Louis et au cas que cette Dame ne soit point de retour de sa campagne, la née GIDES doit loger chés le Sr VESON mar(chan)t epicier rüe montmartre, prés le grand egout. J'ay l'honneur

LENAIN

 

A uzés le 11 octobre 1747

Monseigneur

J'ay l'honneur de vous informer que la fille du né GIDES du lieu de Lussan qui etoit sortie du Royaume sans permission s'est enfin rendüe ches son père ou M. le Comte de St Florentin auquel elle a été presentée en arrivant a Paris, lui a ordonné de se retirer

J'ay l'honneur d'etre avec un tres profond respect.

Monseigneur

Votre tres humble et tres

Obeissant serviteur

CHAMBON

 

 

 

M. le Comte de St FLORENTIN

Le 16 8bre 1747

Depuis la lettre que j'ay eu l'honneur de vous ecrire le 29 du mois d(erni)er pour vous informer du nom et de la demeure du parent ches lequel la fille du Sr GIDES devoit sejourner a Paris, j'apprends que cette fille s'est rendüe en conseq(uen)ce de vos ordres au lieu de Lussan ches son père et qu'elle s'est presentée devant mon subdelegué J'ay l'honneur M. de vous rendre compte

Et celuy d'etre

LENAIN

Estienne GIDE cardeur de laine du lieu de Lussan se jette a vos pieds et prend la liberté de vous represante qu'il n'a pas tenû a luy que l'ordre que vous avés donné pour qu'il fasse revenir sa fille du pays etranger n'ait été executé il a ecrit plusieurs fois fois a son frere a Berlin aupres duquel elle estoit allée dans la vüe de succeder aux biens qu'il laissera n'ayant point d'enfants et estant vieux et infirme, mais le grand eloignement et les dangers pour une fille dans un temps de guerre ont retardé l'éxecution de votre ordre, le supp(lian)t va redouble ses dilligences pour le remplir incessament il a payé l'amande a laquelle il a été condamné il vous supplie Monseigneur de luy accorder un delay tel que vous jugerés convenable eû egard a la sazon, à l'eloignement et à la guerre et en attendant il espere de votre charité que vous ordonnerés que la garnison qu'il a actuellement chés luy sera ôtée et qu'il ne sera pas exposé à de peines et à des frais qu'il est bien eloigné d'étre en etat de supporter

 

 

 

Annexe 2

 

 

Xavier GIDE

 

 

Xavier Gide, fils de Etienne et Marie REY(NE). Né à Lussan le 21 février 1737.

Il est marié à Pernette louise GERVAIS.

On retrouve Xavier GIDE à Paris le 25 mai 1761, son frère Etienne en fait son procureur: "[….]auquel il donne pouvoir de pour luy et en son nom recevoir les arreages echus et a echoir des rentes viagères sur les revenus du REY [….]" ce REY est probablement leur oncle.

Il y est dit horloger.

De 1787 à 1791, Xavier GIDE a été associé à Abraham Louis BREGUET, célèbre horloger et inventeur de montres. Breguet qui avait créé en 1786 les montres à mouvement perpétuel avait besoin de capitaux pour faire face à son expansion (le prix de revient pour la fabrication de ses montres était très élevé). L'entreprise de BREGUET[18] était située quai des Morfondus, aujourd'hui Quai de l'Horloge.
Xavier GIDE, apporta 100.830 livres dans l'entreprise : 50.000 livres cash le reste sous forme d'apport de montres qu'il avait en stock.
L'entreprise eu du mal à prendre de l'expansion : ainsi en 1791, sur 33 montres à mouvement perpétuel fabriquées, seules 6 seront vendues. Apparemment, Bréguet passait beaucoup de temps à vendre ses horloges auprès de l'aristocratie et ce, au détriment de la fabrication. Il était déjà très connu et ses horloges et montres étaient très recherchées. L'association ne dura pas les six années prévues et pris fin en 1791. Les caractères de BREGUET et de Xavier GIDE étaient trop opposés ainsi que leurs convictions politiques. Xavier GIDE était membre de la société "Les amis de la Constitution" (club des jacobins) alors que BREGUET avait des amis aristocrates et fréquentait la royauté. Il semblerait qu'Etienne le frère de Xavier travaillait aussi dans l'entreprise.

Ils habitaient au 65, quai des Morfondus avec son fils Pierre Xavier.

En 1794, au mariage de son fils, Pierre Xavier, Xavier GIDE est dit Inspecteur de Subsistances à l'Armée des Alpes.

En avril, mai 1796, il s'associe avec 9 "négociants tous habitant de Nismes" pour soumissionner aux ventes des biens nationaux ou d'émigrés. Le 25 germinal an 6 (14 avril 1798), ils se repartiront les biens ainsi acquis, acte devant M° Darlhac notaire à Nîmes. A cette date Xavier GIDE habite Paris section de l'unité rue de Thionville. 

Sa petite fille Félicité, fille de Pierre Xavier, meurt chez lui, à Bernis (30) le 6 thermidor an 6 (24 juillet 1798) elle est âgée de 15 mois.

Le 8 juin 1810, Xavier et son épouse, pour le remboursement d'un prêt de 6000 Frs, font une rente de 600 Frs par an à Demoiselle Marie GIDE leur nièce majeure habitant Genève, probablement fille de Théophile.

Pernette Louise GERVAIS, son épouse décède le 7 janvier 1814 à Bernis, Xavier la rejoindra le 14 septembre de la même année.

 

                      

 

 

 

Partage des biens d'émigrés acquis par Xavier GIDE et consorts

 

Le 25 germinal an sixième de la république Française après midi par devant moi Notaire public du Département du Gard résidant à Nismes patenté et en présence des témoins soussignés furent présents les citoyens: François BRUEL, Louis GUIGE, Jean MEYER, Louis LIENARD, Jacques ARCHINARD, faisant tant pour lui que pour son frère, Frédéric MICHEL, Jean BERNARD, Izaac Antoine ALLUT, Jean TUR négociants, tous habitants de cette commune de Nismes et François Xavier GIDE[19] habitant de celle de Paris, qui ont dit qu'en floréal de l'an quatre ils s'associèrent verbalement pour l'acquisition des domaines nationaux qu'ils trouveraient a propos de soumissionner avec promesse de verser dans les mains du citoyen TUR qu'ils choisirent pour leur caissier, les fonds nécessaires au payement du prix à concurrence de leur intérêt qui fut fixé a deux douzièmes pour chacun de François BRUEL et Louis GUIGUE et un douzième pour chacun des autres. Il fut arrêté qu'ils auraient la liberté de faire ou faire faire séparément ou conjointement des soumissions à leur nom ou au nom d'autrui et d'accepter les ventes en cette forme, mais que de quelle manière et par qui que les biens fussent acquis ils le seraient pour le compte de la société, en conséquence il fut fait plusieurs acquisitions les objets de certaines furent cédés du consentement des associés à différents particuliers il y eu également des soumissions du bénéfice desquelles la déchéance fut prononcée postérieurement; en sorte que les articles acquis non cédés et qui sont les seuls qui appartiennent aujourd'hui à la société consistent à ceux qui suivent:

1° Le domaine appelé Lamotte situé dans le territoire de St Gilles le long du petit Rhône, dépendant de la ci devant couronne dont la vente fut faite par les administrateurs du département du Gard au citoyen Fréderic MICHEL le huit messidor an quatre au prix de cent soixante sept mille huit cent cinquante sept livres.

2° Les biens ayant appartenu à l'émigré MOMORENCI ROBEC situés dans le territoire de Bernis, Uchaud et Aubord dont les mêmes administrateurs firent vente le seize du même mois au citoyen BRUEL, au prix de deux cent dix neuf mille trois cent soixante sept livres.

3° La maison située dans l'enceinte de cette ville la face de l'allée du cours ayant appartenu aux ci-devant doctrinaire et dont la vente fut faite par lesdits administrateurs au citoyen TUR le vingt trois du même mois au prix de treize mille quatre cent nonante sept livres huit sols huit deniers.

4° La maison située à la rue Fresque ayant appartenu aux frères Ignorantins vendue par les mêmes administrateurs le vingt quatre dudit mois de messidor à nous notaire prête nom des associés est faisant pour eux au prix de huit mille cent livres.

5° Le domaine maison moulin à huile à bled et autres, dépendances de la ci-devant commanderie de Monfrin vendues à Jean MEYER le deux frimaire an cinq au prix de cent dix neuf mille six cent trente six livres.

6° Le domaine de la Grenouillere situé dans le terroir de Beaucaire dépendant des biens du ci-devant Ordre de Malte vendue le vingt six fructidor suivant à François BRUEL au prix de soixante quatre mille neuf cent soixante sept livres trois sols quatre deniers.

7° Le domaine ayant appartenu à l'émigré Pascal LAREIRANGLADE situé dans le lieu de la Calmette et dans les communes de ce lieu et de celui de la Rouviere vendue le neuf germinal an cinq a Jean TUR au prix de quarante six mille quatre cent vingt livres sept sols quatre deniers.

Le prix de ces différents objets a été payé au receveur national des fonds sociaux dont chaque intéressé à versé sa portion dans la caisse commune et depuis les ventes ces objets ont été jouis pour le compte de la société; mais les parties étant bien aise de connaitre chacune des portions qui lui la revient eu égard à sa quotité d'intérêt afin de pouvoir elle-même s'en mettre en possession et en disposer ainsi qu'il avisera, après avoir fait estimer les dits objets par des personnes instruites et pris leur avis sur la manière de les diviser d'une manière juste et équitable elles ont par la médiation de leur amis communs et parfaitement instruites de leurs droits procédé au partage ainsi et de la manière suivante.

En premier lieu en représentation des deux douzièmes d'intérêts que le citoyen François BRUEL a dans la société et pour lui tenir lieu de cette quotité il lui appartiendra:

[……………..]

3° Les articles dépendant (*) de l'émigré MONTMORENCY-ROBEC situés au lieu d'Aubord dans son territoire et les territoires voisines lesquels articles sont ceux qui suivent:

-          1° La partie des grandes écuries et de la cour attenante situées dans le lieu de Bernis à prendre du coté du nord, laquelle partie confronte du levant Pierre DUFFES, du couchant la rue du nord le fossé de la commune, chemin entre deux et du midi l'autre moitié, les grandes écuries consistant en deux pièces séparées dans l'intérieur par un mur qui ne s'élève pas jusques au couvert ce mur sera élevé jusques au couvert, il en sera construit un autre sur la même ligne pour diviser la cour lequel sera prolongé en ligne droite jusqu'à l'extrémité de ladite cour, ce mur dont le sol sera pris également sur les deux portions sera fait à frais commun comme l'élévation du précédent entre ledit BRUEL et le citoyen GIDE à qui l'autre moitié sera adjugée ci après et seront mitoyens entre eux, le puits étant dans la portion de cour qui fait partie du présent lot, ledit GIDE à qui l'autre portion appartiendra, aura la faculté d'y puiser pour son usage, jusques a ce qu'il en aura été construit un aux frais dudit BRUEL dans cette seconde portion, sans qu'il puisse le priver de cette faculté jusqu'à la perfection dudit puits, ni fermer l'ouverture qui sera laissée dans le mur mitoyen à construire pour servir de passage.

-          2° La partie du bâtiment appelée ci-devant Château qui est a gauche en entrant dans la cour audit lieu de Bernis, cette  partie contre laquelle est adossé le grand escalier sera prise du vent droit au midi en y comprenant le corridor qui conduit aux latrines ou est la muraille maitresse en entrant sur la droite et qui doit servir de séparation avec la seconde portion dudit bâtiment qui sera adjugée ci-après à Louis LIENARD; la portion qui entre dans le présent lot comprend toute celle du jardin de l'intérieur qui est vis a vis et confronte par ce moyen du levant la place publique et une petite rue, du couchant le jeu de ballon du vent droit Henri MARTIN et Guillaume RAVIER et du midi la seconde portion du bâtiment qui sera adjugée a LIENARD

-          3° La maison appelée des cuves située sur la place du jeu de paume dudit Bernis confrontant du midi ladite place du levant la rue du couchant PERILLIER et du nord DOUZET.

-          7° Une terre dite le pigeonnier, confrontant du levant le chemin de Calvisson du midi le chemin d'Uchaud, du couchant et vent droit la carrière de la Boutonnette contenant deux salmées six émines huit dextres.

-          9° Autre terre dite le Campousial, confrontant du levant la carrière, du midi Antoine BOUNAUD, du couchant Pierre FABRE et Henry MARTIN, du nord Jean BOUDON, contenant trois salmées quatre émines dix huit dextres.

-          14° Autre terre dite le quartier des Pras de Mage, confrontant du levant MONTBOUNOUX et Louis ROUX, du midi Pierre BERGERON et la Courrant, du couchant François ROUX et du nord Jacques JACQUES, contenant une salmée cinq émines trois dextres.

-          16° La seconde portion du petit bois en venant de Bernis, confrontant du levant GRANIER de l'Eglise et Pierre BROUILLET, du midi MEYER pour la portion qui lui sera adjugée ci-après, du couchant Mathieu DIJOL et du nord François Xavier GIDE ainsi pour la portion qui lui sera adjugée, contenant neuf salmées dix émines treize dextres.

-          21° Autre terre au chemin de Milhasse, confrontant du levant Pierre GALLAND, Antoine DOUZEL et Louis BRUNEL, du midi André GALLAND et MARTIN, du couchant Jean DURANT et Pierre MILLAU, du nord Joseph TROUCHAUD, Louis BRUNEL et BESE, contenant deux salmées trois émines neuf dextres.

-          23° La moitié de l'herme du quartier de Vaulongue du cote du nord, confrontant du midi l'autre moitié qui sera adjugée ci-après a François Xavier GIDE, du couchant le chemin, du levant et nord Guillaume PUECH, contenant dix Émines trois dextres.

-          24° trois émines vingt huit dextres à prendre de l'olivette a Ste Boudoux du coté du couchant, confrontant du levant et couchant le restant desdites pièces, du nord VEROT, du midi Pierre BRUNEL.

-          25° Le tiers du Grand bois en venant de Bernis, confrontant du levant MAROGER, du couchant (Louis MOURAILLE) et DUMOND, du nord l'autre tiers qui sera adjugé ci-après a François Xavier GIDE et du midi le tiers restant qui sera aussi adjugé ci-après à Louis LIENARD, contenant ledit tiers dix salmées cinq émines vingt un dextres.

[……………..]

En dixième lieu en représentation du douzième d'intérêt revenant à François Xavier GIDE habitant de la commune de Paris et pour lui tenir lieu dudit douzième, il lui appartiendra:

- 1) La moitié restante des grandes écuries et de la cour attenante dépendantes des biens ayant appartenus a l'émigré MONTMORENCY-ROBEC situés dans le lieu de Bernis et c'est avec les clauses, conditions et facultés exprimées a l'article de l'autre moitié qui est échue a François BRUEL, ladite moitié a prendre du coté midi, confrontant du levant Pierre DUFFES et la rue, du couchant autre rue, du vent droit ledit BRUEL pour l'autre moitié et du midi la grand rue, le moulin a huile et terrain attenant, confronté en totalité du levant la rue, du couchant Etienne PARIS, du vent droit CLAVEL, Jacques GUEISSAC, DURAND et GOUNIN et du midi la rue ou chemin du barry.

- 2) Les autres articles dépendant des mêmes biens consistant a ceux qui suivent.

- 1° Une terre appelée St Louis, confrontant du levant le fossé des eaux de la commune, du midi et du couchant la carrière de Coulomb et du nord le chemin contenant six salmées quatre émines dix dextres.

- 2° la terre au quartier  de Salés, confrontant du levant David MARTIN, Pierre MANTE et soi même, du midi COUTAREL et Jean SERRE, du couchant Jacques SEGUIN et du nord Antoine COMBE, contenant une Salmée quatre émines vingt huit dextres.

- 3° La terre appelée les Lauzes en plan, partie en chaume, confrontant du levant la veuve BROUILLET, Claude BROUILLET et LARMET, du midi Claude FONTAYNE et le viol, du couchant Pierre et Jean LACOMBE et du nord Roger et ledit LACOMBE, contenant neuf émines dix huit dextres.

- 4° La terre en chaume du jeu de maille et des boulets, confrontant du levant le chemin, du midi Pierre GRAVIER et André MANTE, du couchant martin OLIVIER et du nord ledit MARTIN et LARMET, contenant deux émines vingt quatre dextres.

- 5° La terre du Pérasset, confrontant du levant RAVIER, Louis RAZOUX, Simon et Louis LARMET et du midi Louis BRUEIL, louis LARMET et le Vistre, du couchant louis PARILLIER, du  nord lesdits BRUEYS et RAZOUX, contenant trois salmées huit dextres.

- 6° Une olivette au quartier de Beausoleil, confrontant du levant Pierre MAROGER, Jacques MONBOUNOUX  et Antoine RAZOUX, du midi soi même et Antoine DONZEL, du couchant le chemin de Beausoleil, et du nord les freres MARTIN, contenant deux salmées deux émines vingt cinq dextres.

- 7° La terre du code commun ou Térat, confrontant du levant Simon LAVAL, du midi et du couchant la courrent, du nord François VANONGE et Martin OLLIVIER, contenant cinq émines dix neuf dextres.

- 8° Une terre aux Millas appelée le code Cristol, confrontant du levant Martin de GUELON, Jacques MAUBERNARD, du midi la courrent, du couchant et du nord Antoine LARMET, contenant quatre émines trois dextres.

- 9° La moitié de la terre de Prédaudé terroir d'Aubord et du coté du midi, confrontant du levant le restant de ladite pièce, du midi Joseph CASTANET, du couchant la courrent et du nord le restant de ladite pièce, contenant une salmée six émines vingt quatre dextres et demi.

- 10° La troisième portion du petit bois en venant de Bernis, confrontant du levant Marc VIGNE et Jacques SEGUIN, du midi et du nord le restant dudit bois et du couchant DURAND dit Bouzanquet, contenant neuf salmées dix émines treize dextres.

- 11° Une terre de la Pe(reurire) confrontant du levant le chemin d'Aubord, du midi la carrière de la Consinéte, du couchant le grand jardin et RO(UNAUD) et du nord Jean CHAUVET, Maurice ROGER et le chemin , contenant quatre salmées six émines un dextre.

- 12° Une terre appelée la Barriere, confrontant du levant Jacques VERROT et Henry MARTIN, du midi la carrière des Salles, du couchant DAUMON et louis PARILLE du nord Pierre BRUNEL, contenant trois salmées quatre émines quinze dextres.

- 13° La terre de la font de Bourguine, confrontant du levant Jacques MONTBOUNOUX et les frères MARTIN, du midi lesdits MARTIN, du couchant Pierre MONTBOUNOUX et du nord le chemin de Prade, contenant neuf émines trente une dextre.

- 14° un pré au terroir d'Uchaud confrontant du levant CHAUVET, du midi le Vistre, du couchant Pierre BOISSON et Jacques HERAUD et du nord HERAUD du cheval blanc, contenant onze émines neuf dextres.

- 15° L'enclos du ministre au quartier des milles, confrontant du levant la courrent, du midi la courrent et Pierre GALAND, du couchant ledit GALLAND et du nord Mazein ROGER, contenant deux salmées deux émines trente et une dextre.

- 16° La terre au terroir d'Aubord appelée Jean Blanc, confrontant du levant, midi, couchant et nord ROLLAND, contenant deux salmées sept émines trois dextres.

- 17° Une olivette au quartier de St Boudoux, confrontant du levant VEROT, midi soi même et Pierre SERRASE, du couchant Antoine SARRIER le chemin et BOULET, du nord Pierre BERGERON et VEROT, contenant deux salmées trois émines quinze dextres.

- 18° Quatre émines seize dextres à prendre ensuite de la première portion du coté du couchant de la grande olivette de St Boudoux, confrontant du levant la troisième portion, du couchant la dernière, du midi Pierre BRUNEL et guillaume PUECH et du nord le citoyen VERROT et soi même.

- 19° La quatrième portion du grand bois en venant de Bernis, confrontant du levant BOUNETY, du midi et nord le restant dudit bois et du couchant ROUX, Etienne NOURAILLE et DAUMON, contenant dix salmées cinq émines vingt un dextres.

- 20° En la moitie de la terre de la Carcoupade et du coté du couchant, confrontant du levant le restant de ladite pièce, du midi ROGER et CHAUVET, du couchant DONZEL et GRANIER et du nord la carrière, contenant cinq salmées six émines douze dextres et demi.

- 21° La terre appelée la ville basse, confrontant du levant Jean GOUNIN et Antoine LIAUTARD, du midi Jean VIDAL, VEROT et soi même, du couchant Etienne PARIS et du nord ledit PARIS, Etienne MANT et François CHAZEL, contenant une salmée quatre émines huit dextres.

- 22° La moitié du pré du moulin Fouquet et du couchant, confrontant du levant le restant de ladite pièce, du midi le Vistre de forte Espaze, contenant deux salmées quatre émines trois dextres.

- 23° La terre appelée le jardin d'olivier, confrontant du levant la carrière, du midi Jean GRANIER et Simon LAVAL, du couchant antoine LARMET et DONZEL et du nord la carrière contenant une salmée trois émines douze dextres.

- 24° Une terre au quartier des Caran, confrontant du levant Pierre BRUNEL, du midi ROUSTAN, du couchant André COMBE et du nord le chemin des Millas contenant dix émines six dextres.

- 25° Le pré appelé des cinq Cayres, confrontant du levant Claude FABRE, du midi le citoyen VEROT et FONTAYNE, du couchant Pierre BRUNEL et du nord ledit BRUNEL, MARTIN et Antoine LHERMET, contenant huit émines vingt deux dextres.

- 26° Une terre a Prade Fouquet, confrontant du levant le citoyen RAYNAUD dit la Brune, du midi ROMESTAN, du couchant soi même et TROUCHAUD et du nord ROGER et le Vistre de fort Espaze, contenant six émines dix huit dextres.

- 27° Une terre au même quartier confrontant du levant soi même, du midi le Vistre, du couchant soi même et Jean SERRE et du nord le Vitre de forte Espaze, contenant onze émines.

- 28° Un petit enclos au même quartier, confrontant du levant et couchant soi même, du midi le Vistre et du nord Jean SERRE, contenant une émine neuf dextres.

- 29° La moitié de l'olivette de St Boudoux et du coté du levant, confrontant du levant le chemin de Calvisson, du midi Louis BRUNEL et la veuve MANTE, du couchant le restant de ladite pièce et du nord le citoyen VEROT et Marie VIGNE, contenant une salmée onze émines trente dextres.

- 30° Une terre au quartier des Clapiers, confrontant du levant Simon LAVAL et Louis GRANIER, du midi Etienne MANTE, du couchant Martin OLLIVIER et Pierre DELPUECH et du nord ledit DELPUECH, contenant quatre émines dix neuf dextres.

- 31° La moitié de l'herme de Vallongue du coté du midi, confrontant du levant Jean ARNAUD, du midi les frères MARTIN du couchant le chemin et du nord le restant de ladite pièce, contenant dix émines trois dextres.

- 32° Enfin la sixième portion du grand bois en venant de Bernis, confrontant du levant Jean GINAC et MILLAN, du midi et nord le restant desdits bois et du couchant Pierre LAZARE, contenant dix salmées cinq émines vingt et une dextre.

[……….]

En douzième lieu, chacune des parties prendra possession dès aujourd'hui des différents articles dont le lot qui lui est échu se trouve composé pour en jouir et disposer par manière de corps avec leurs droits facultés, servitudes actives et passives qui y sont attachés, ainsi que les associés avoient droit de le faire eux-mêmes en exécution des ventes ci-dessus rappelées étant seulement convenu que le domaine de la Motte ayant été verbalement affermé du consentement de tous les associés, les citoyens GUIGUE et ARCHINARD a qui il est échu seront tenus d'entretenir le bail pendant la durée d'icelui ou de régler avec le fermier de la manière qu'ils aviseront sans que la société puisse être recherchée a cet égard sous quel prétexte que ce soit, bien entendu que lesdits GUIGUE et ARCHINARD percevront la rente a compter de ce jour. Les parties renoncent en outre réciproquement a se rechercher sous prétexte d'erreur de fait d'erreur de droit, de lésion ni autres moyens qu'elles pourraient avoir pour revenir contre le présent partage, même et par exprès a toute action en garantie les uns contre les autres, en cas de trouble ou éviction attendu que l'incertitude des événements est entrée en considération dans les opérations dont le présent acte est le résultat, sauf cependant le cas d'éviction arrivant de la totalité ou d'une partie des lots a celle ou celles des parties qui la souffriraient a faire valoir a leur frais et périls ainsi et de la manière qu'elles aviseraient les droits établis en leur faveur par les ventes que la nation aurait consenties des objets évincées contre la nation elle-même et autre qu'il appartiendra.

En treizième lieu les frais a faire pour parvenir aux plantations des limites, constructions de murs mitoyens et autres nouvelles œuvres que les parties seront dans la nécessité de faire pour jouir des différents articles compris dans leur lots, seront supportés par celles d'entre elles qui y sont intéressées sans que la société puisse être recherchée a cet égard sous quel prétexte que ce soit se réservant seulement lesdites parties de se faire raison respectivement de ce qu'elles peuvent avoir payé plus ou moins sur le prix de leurs portions pour celui des différente vente ci-dessus, comme aussi de se faire compte du prix des reventes qui ont été faite et de jouissance des biens ci-dessus partagés de manière qu'a cet égard tous les droits qu'elles peuvent avoir leur sont et demeurent expressément réservés. Déclarant les parties que la valeur des biens ci-dessus partagés n'excède pas deux cent quarante mille francs en numéraire métallique, dont acte pour l'exécution duquel lesdites parties ont obligé hypothéqué et soumis leurs biens a tous tribunaux compétant, fait et lu audit Nismes dans notre étude présents les citoyens Jean François Claude DARLHAC et Pierre Marie Gabriel Michel VINAY hommes de loi habitants à Nismes signés avec les parties et nous Marc Antoine DARLHAC notaire soussigné (*) des biens (**) et Vincent du couchant ledit DOUZEL approuvés les renvois (3) cent

Frs BRUEL               X. GIDE         J.A. ALLUT               Jean BERNARD ainé       

Frederic MICHEL                            L. LIENARD

Jn MEYER                            Louis GUIGUE                      Jn TUR

                                   Js ARCHINARD

DARLHAC ainé                               Gabriel VINAY

                                               MDARLHAC nore

 

Enregistré à Nismes le 5 floréal de l'an 6 républicaine Requis douze cent francs.               Signé illisible           

 

 

 

Xavier GIDE achètera:

- A François BRUEL le 15 floréal an 6: les lots 1 et 7 pour 2900 Francs, le1er thermidor les lots 2, 3, 9, 14, 16, 21, 23, 24 et 25 pour 5000 Francs.

Par acte, du 19 pluviose an 7, il échangera le lot 25 ci-dessus acquis du sieur BRUEL, contre le lot n° 9 de Louis LIENARD " 9° La seconde portion du grand bois en venant de Bernis à prendre des cotés du nord et du midi, confrontant du levant Jean BRUNEL et ROUX de la poste, du midi et du nord le reste du bois, du couchant le chemin de Calvisson, contenant dix salmées cinq émines vingt un dextres" Chaque lot est estimé à 500 Francs.

- A Louis AUBANEL, le 28 thermidor an 6,  une petite terre située à Bernis, qu'il avait acquise d'Izaac Antoine ALLUT (lot n° 10 échu audit ALLUT) "10° Une terre section de la petite isle, confrontant du levant le chemin, du couchant les hoirs BOISSIER, du midi autre chemin et du nord André HENRY, contenant six émines" pour la somme de 150 Francs.

Il vendra:

- A Louis AUBANEL, le 13 brumaire an 7, son lot n° 20, pour la somme de 3500 Frs

- A Louis AUBANEL, le 13 brumaire an 7, son lot n° 22, pour la somme de 2500 Frs

- A Louis ROUMESTAN, le 17 février 1808, son lot n° 16, pour la somme de 1700 Frs

- A Simon LHERMET, le 20 octobre 1809, son lot n° 16, pour la somme de 150 Frs

        

 

 

 



[1] Récit des cérémonies d'inauguration du nouveau temple de Lussan, le 29 septembre 1822, signé des initiales T.G. (peut être Théophile Gide?)
[2] Dans les confronts d'une parcelle de il est donné: les hoirs de Jehan Gido.
[3] Témoins à ce contrat: Charles d'AUDIBERT seigneur de Lussan avec son fils et son cousin.
[4] Son bi-aïeul Jean BLANCHET, maréchal à forge, fut condamné aux galères à vie en 1698, pour "avoir été en Comtat Venaissin sans autorisation" il est libéré en avril 1700.
[5] Voisine de GIDE rue Vanneau et, bientôt, liée d’amitié avec lui, Mme Théophile Van RYSSELBERGHE, née Maria MONNOM, tint durant 33 ans un journal où elle consignait tous les propos ou faits et gestes de l’écrivain ce document a été publié sous le titre Les cahiers de la petite dame, surnom familier que GIDE lui avait donné (Paris 4 vol., 1973 à 1977).
[6] Celle-ci épousera plus tard, Le Lavandou 15 septembre 1931, Pierre HERBART (né à Dunkerque (59), le 23 mai 1903, décédé à Grasse (06) 2 aout 1974), journaliste, directeur de publications, romancier, essayiste, fils de Maurice, agent d’assurance maritime, et d’Eugénie-Marguerite COMBES­COT, mariage dissous Paris 1 juillet 1968 de cette union naîtra 1 fils Jean Herbart (né Le Lavandou 25 avril 1932 ibidem 28 avril 1932)],
[7] Goudargues son abbaye, son prieuré par l'abbé ROMAN.
[8] Adrien-Victor de FEUCHERES avait épousé en premières noces, à Londres St-Martin, G-B. le 6 aout 1818, Sophie DAWES, morte Londres 15 décembre 1840, célèbre pour sa liaison avec le duc de Bourbon, dernier des Condé.
[9] Sans l'amabilité et les apports de M. François Magnet, ce chapitre " Branche Parisienne", ne serai pas, qu'il en soit ici remercié.
[10] Dans un texte de l'Assemblée Electorale de Paris, 18 novembre 1791 - 12 août 1792 - auteur Etienne Charavay - édition 1890 est mentionné comme électeur de la section Henri IV : Etienne Gide l'aîné, négociant, 63 ans, quai des Morfondus, n°65, aujourd'hui quai de l'horloge.
[11] Au 17 rue du bouloi à Paris se trouvait l'hôtel de Lussan. Il abritait la famille d'Audibert de Lussan Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, par Charles Lefeuvre, paru en 1875)
[12] Il n'y a pas concordance, de la date de naissance de Théophile Etienne, entre la transcription de son acte de baptême avec la procuration de ses oncle et tantes! 69 ans à son décès en 1837 est favorable à sa naissance en 1767.
[13] Sans l'amabilité et les apports de Mesdames Hélène Glehen et Marie Gide, ce chapitre Branche Lorraine ne serai pas, qu'elles en soient ici remerciées.
[15] Dans l'Annuaire 1877 du personnel de la construction du PLM, page 24 :Direction de la construction, Service de M. Dombre, Nîmes, Bureau d'Études de l'Ingénieur Torcapel, Nîmes-Gare, GIDE, Chef de section principal au 31/03/1877 (date de bouclage de l'annuaire).
[16] Au musée d'Uzès: il est exposé une toile assez sombre représentant homme à l'air sévère elle est référencée "Berlin 1765, don de Mme Catherine GIDE".
[17] Pétition signée par le curé de MASSIP, qui est le parrain de son dernier fils Xavier, bien que les GIDE soient protestants.
[18] Abraham Louis BREGUET (1747-1823) est l'ancêtre de: Louis Charles BREGUET (1880-1955) créateur en 1911 de la société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet et de Clémentine CELARIE actrice de théâtre et cinéma.
[19] Prénommé à tord, François Xavier, la signature au bas du document est celle de Xavier GIDE.